‹ La cour de Rome et l'esprit de réforme avant Luther (volume 2)Chapitre 185 sur 416 · juin · texte numérisé non relu

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temporels. Il écrivit ég-alenient aux évoques, aux abbés et à tout le clergé d'Aragon el leur défendit, sous les peines les plus sévères, de reconnaître Jacques pour roi K Ces nouvelles menaces furent aussi vaines que les précédentes. Informé de la mort d'Alfonse, Jacques quitta aussitôt la Sicile, dont il confia l'administration à un autre jeune frère du nom de Frédéric, et, ayant débarqué à Barcelone, il se rendit à Saragosse, où, le 24 septembre, il fut couronné roi, réunissant dès lors sous son pouvoir la Sicile et l' Aragon.

Tandis que Xicolas continuait de donner ainsi aux afTaires politiques de l'Europe la plus grande partie de son attention, les clirétiens d'Orient, de plus en plus menacés par les Infidèles auxquels ils avaient dû rendre récemment la place de Tripoli ^ perdaient enfin la ville de Saint-Jean d'Acre ^ la seule qui leur restât en Terre sainte. Telle fut l'issue des guerres entreprises depuis bientôt deux siècles pour la conquête ou le recouvrement de la Palestine. Le projet de croisade qu'avait formé Grégoire X n'avait pas été, il est vrai, ouvertement abandonné; mais tout le zèle des papes qui lui avaient succédé s'était réduit à exiger la levée des décimes décrétées à ce sujet par le concile de Lyon*. Nicolas reprit alors un dessein trop longtemps oublié. Déjà, dans l'année qui avait précédé la chute de Saint-Jean d'Acre, les chrétiens de Syrie ayant envoyé vers lui pour demander des secours ^ il avait ordonné de prêcher de nouveau la croisade ^ et écrit dans celte intention aux rois de France et d'Angleterre '. Quand il apprit que cette ville, dernier rempart de la

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