‹ La cour de Rome et l'esprit de réforme avant Luther (volume 2)Chapitre 201 sur 416 · Exultet ecclesia meretrix, exaltet! n · texte numérisé non relu

Exultet ecclesia meretrix, exaltet! n

5. Raynald. anno 1297. n" 35, in fine. Cf. Potthast, Reg. pontif. n" 24510 (7 mai 1297).

venait (lo signera ïournay, sur les sollicitalions d'Edouard el du comte de Flandre, une trêve de deux ans qui devait conriniencer au jour de l'Epiphanie 1298 ^ Pressé par le pape de conclure une paix définitive, il consentit à le prendre pour arbitre de son différend avec Edouard, et les deux rois envoyèrent des ambassadeurs à Rome. A la vérité, Philippe demanda que Boniface remplît cet office, non en qualité de pontife, mais comme personne privée et sous le seul nom de Benoît Cajétan. C'était déclarer implicitement qu'il repoussait l'intervention du saint-siège dans ses affaires temporelles, ainsi qu'il l'avait notifiéen termes exprès un an auparavant aux légats apostoliques. Soit que Boniface ne vît pas la portée d'une telle exigence, soit plutôt que, dans le moment où les Colonna contestaient son autorité, il crut utile de paraître l'arbitre de deux puissants rois, il acquiesçaà la demande de Philippe. Le 30 juin 1298, il rendit, à titre privé, une sentence arbitrale dont les principales conditions, — soumises préalablement à l'acceptation des andjassadeurs, — étaient que chacun des deux belligérants se dessaisirait provisoireme [it de ses conquêtes et qu'avant l'expiration de la trêve l'un et l'autre s'accorderaient pour une paix définitive. Encore, sur une nouvelle exigence de Philippe, aucune réserve en faveur du comte de Flandre ne fut-elle insérée dans cette sentence, qui ne concernait (|ue la France et l'Angleterre ^ Le pontife dut promettre en outre, par une lettre particulière adressée à Piiilippe, de ne rien ajoutera ces premières conditions sans l'assentiment écrit du monarque^. Ce n'était pas avec ce rôle

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