Bulle du 6 mai 1312. Héfélé, ibicl. p
5 Par une bulle du 5 septembre 1307, le pape avait confirmé aux Hospi-
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Inlidèles. Dans uno troisième cl dernière session qui eul lieu le 6 mai, une croisade fut en effet résolue, et le pontife ordonna à cette intention la levée d'une décime pendant six ans sur les biens des églises' . Philippe, qui, en arrivant à Vienne, avait pris l'engagement de se croiser avec ses frères et ses fils, promit de se tenir prêt, dans ce délai de six années, à passer outre-mer -. Mais, ainsi que l'a dit un célèbre historien, la croisade avait été brûlée dans la personne des Templiers, et désormais elle ne devait être qu'un vain projet conçu de temps à autre par quelques âmes ferventes ou trop souvent un prétexte allégué par les princes et par le saint-siège lui-même pour imposer un tribut au clergé. A l'égard des réformes, qui étaient le troisième objet et non le moins important sur lequel devait être appelée l'attention du concile, il en fut de cette assemblée ce qu'il avait été des précédentes. Le pape publia, selon l'usage, plusieurs décrets de discipline louchant les religieux et le clergé séculier. Par certaines règles prescrites aux moines mendiants, il s'efforça de mettre fin aux querelles non encore apaisées entre eux et l'épiscopat ^ Il est vrai que, par d'autres canons, il enjoignit aux évêques de respecter les droits de ces religieux et, en général, de tous ceux qui avaient reçu des privilèges du siège apostolique. Il condamna la secte des Bégards ou Béguins, appelés aussi Frères du tiers ordre de saint François, qui s'étaient répandus plus particulièrement en Allemagne, et qui, sans appartenir à l'Église, avaient, à l'exemple des Fraticelles, adopté les doctrines de Pierre Olive. Il publia également une constitution en vue d'arrêter un schisme qui commençait alors de diviser les Frères mineurs, dont les uns, sous le nom
taliers la possession perpétuelle de l'île de Rhodes dont ils s'étaient alors emparés sur les Grecs. Pieg. Clément. V, n» 2148.