G. ViUani, 1. X, c
4. Ici. 1. X, c. 31, 33. — Clliristoplie, Hist. de la papauté au xive siècle, t. I, p. 336, 337.
lui de tardor à attaquer ses adversaires. Pendant qu'à Ronîe il procédait contre Jean XXII et nommait un antipape, les Guelfes se raflermissaient au nord et au centre de l'Italie. Profitant de l'inaction du monarque, le roi de Naples, qui avait d'abord tremblé pour ses Etats, avait fait avancer des troupes en Campanic, et ses galères avaient remonté le Tibre jusqu'à Ostie '. Non seulement les cités gibelines, que l'empereur avait mécontentées, ne lui avaient pas envoyé les nouveaux contingents sur lesquels il comptait, mais son plus habile capitaine, Gastruccio, dont les Guelfes menaçaient les possessions en Toscane, était parti de Rome précipitamment, emmenant avec lui toutes ses forces^ Sans attendre les secours du roi de Sicile, qui montrait de son côté peu d'empressement à le soutenir, Louis, avec une armée diminuée, tenta néanmoins de repousser les troupes napolitaines. Un premier échec qu'il essuya à Ostie commença de le discréditer aux yeux des Romains, irrités eux aussi d'un' tribut auquel il les avait soumis. Un échec plus grave qu'il éprouv^a aux environs de Todi acheva de le dépopulariser ^ Revenu à Rome, il ne s'y crut bientôt plus en sûreté, et, le 4 août 1328, suivi de l'antipape, il en sortit pour n'y plus rentrer. Son départ ressembla à une fuite. Ce même peuple, qui, plusieurs mois auparavant, en avait fait son idole, l'accompagna de ses huées et de ses menaces. On jeta ses traînards dans le Tibre; on chassa Sciarra Colonna. Le parti guelfe s'empara aussitôt du gouvernement de la ville, et, quelques jours après, le cardinal Jean des Ursins y reparaissait aux applaudissements de la population qui criait : « Vive le légat t Vive le pape ! Mort à Pierre de Corbière ^. »
En sortant de Rome, Louis, d'abord incertain dans sa marche, résolut de se diriger sur Pise, avec la pensée d'y faire un