‹ La cour de Rome et l'esprit de réforme avant Luther (volume 2)Chapitre 292 sur 416 · Baluze, Vitae, t. IL p · texte numérisé non relu

Baluze, Vitae, t. IL p

3. G. Villani, I. X, c. 119. L'antipape était entré à Pise le 3 janvier 1329.

mèrent pas le zèle de ses partisans. Se sentant sans appui en Toscane depuis la mort de Castruccio, il renonça à attaquer les Florentins comme il avait renoncé à attaquer le roi de Naples, et, laissant l'antipape à Fisc, il remonta vers la Lombardie. Sa mauvaise fortune l'y suivit. Azzo Visconti, qu'à la place de Galéaz, son père, il avait appelé au vicariat de Milan, voyant les affaires do remporeur décliner, lui forma les portes de la ville. En vain Louis essaya do s'emparer d'une cité où, doux ans auparavant, il avait reçu la couronne *. I-<'impossibilitô de continuer la guerre en Italie sans de nouvelles forces et la considération de ses intérêts en Allemagne qu'avait compromis jusqu'à un certain point l'insuccès de son expédition, le décidèrent enfin à s'éloigner de la péninsule, et, après d'inutiles ravages dans la vallée du Pô, il repassa les Alpes -.

On vit alors combien faibles étaient les liens qui pouvaient rattacber encore l'Italie à l'Empire. Avant même que Louis eût quitté la Lombardic, Azzo Visconti, désireux de se maintenir dans la seigneurie de Milan, envoyait à Avignon des ambassadeurs négocier sa réconciliation avec le pape ^ La plupart des villes qui s'étaient déclarées pour l'empereur, l'ise, Lucques, Pistoie, Vitorbe, ne tardèrent pas à suivre cet exemple *. Les Romains, qui, après le départ de Louis, avaient acclamé le légat de Toscane et accepté de nouveau l'autorité du roi de Naples, ne se contentèrent pas de cette marque de

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