Avril 1337. Raynald. eod. anno, n
2. Voir la lettre du pape à ces deux cardinaux. Raynald., ibid., n° lo.
3. Les ambassadeurs de Louis de Bavière se présentèrent à Avignon le 31 janvier 1337.
4. Raynaldi parle de deux actes écrits qui, à cette occasion, auraient été transmis par Louis de Bavière au pape, l'un, daté du 28 octobre 1336 et dont 11 donne le texte (anno 1336, n" 31-38), l'autre, daté du 3 décembre de la même année et que malheureusement il se borne à mentionner (ibid. n° 38, in fine). Nous avons déjà, dans une note précédente (Voy. ci-dessus, p. 415,
Mais le roi de France avait, de son côté, envoyé des députés qui avaient contrarié encore une fois les négociations'. Benoît, qui sentait lui-môme sa conscience troublée par ces retards successifs apportés à l'absolution de l'empereur, avait mandé à Philippe de prendre garde de jeter Louis de Bavière dans l'alliance de l'Angleterre ^ Ce fut ce qui arriva. L'empereur, qu'avait enfin irrité la conduite de Piiilippe, cédant aux sollicitations d'Edouard, signa, au mois de juillet, avec les représentants de ce prince, un traité d'alliance contre la France. Au premier bruit des pourparlers qui amenèrent ce traité, le pape écrivit à Louis de Bavière et lui signifia qu'en prenant parti dans une guerre que le saint-siège désirait si ardemment prévenir, il rendrait plus difficile sa réconciliation avec l'Eglise ^ Il écrivit de même à Edouard, lui rappela les anathèmes qui pesaient sur Louis de Bavière et l'exhorta à ne pas s'attirer, par un accord avec ce monarque, les censures qui atteignaient ses alliés''. Il écrivit aussi aux évoques d'Angleterre et leur enjoignit d'user de toute leur influence pour détourner le roi d'une alliance condamnée par l'Eglise. Toutes ces démarches furent inutiles. Le 27 août, Edouard confirmait le traité conclu par ses fondés de pouvoir avec Louis, et, le 19 octobre, il déclarait la guerre à la France ^
note 1), exprimé certains doutes au sujet de l'écrit du 28 octobre. Ces doutes nous paraissent coutirmés par cette particularité que les clironiques ne mentionnent qu'une seule ambassade de Louis (en janvier 1337), et qu'il est difficile d'admettre que l'empereur eût envoyé, à un mois d'intervalle, deux engagements écrits. Ajoutons que, d'après une lettre de Benoît (Raynald. anno 1337, n" 3, 4), Louis, dans l'écrit remis au pape, promettait de ne faire aucun acte d'hostilité contre Philippe, et qu'il n'y a rien de semblable dans l'écrit du 28 octobre.
1. Les députés de Philippe vinrent à Avignon le 1" avril 1337; or, le 11 de ce mois, Benoît disait aux ambassadeurs de Louis qu'il ne pouvait encore absoudre leur maître, parce qu'il doutait de sa repentance. Baluze, Vitœ, t. I, p. 225, 226.
2. Lettre du pape à Philippe, 4 avril 1337. Piaynald. eod. anno, n" 2.
3. 20 juillet 1337. Piaynald. ibid. n° 3, 4. Le traité entre Louis et Edouard est vraisemblablement du 13 juillet.