Leroux, ouvr. cité, p
der non seulement à accepter un armistice, mais à ouvrir des négociations en vue d'une paixdé(initivo qui, à la vérité, n'eut pas lieu ; ils s'accordèrent du moins pour prolonger d'une année la trêve qui avait été conclue*. L'un des effets de cette trêve fut d'amener un rapprochement entre Philippe et l'empereur. Henri de Bavière étant mort peu auparavant-, avec lui était tomhé l'espoir que le roi de France avait fondé sur l'élection de ce prince à l'Empire. A la suite de pourparlers ménagés sans doute par Jeanne de Valois qui, par une autre de ses filles, se trouvait être la helle-mère de Louis de Bavière, Philippe signa, le 15 mars 1341, un traité d'alliance avec ce monarque inconstant, qui s'engagea à retirer au roi d'Angleterre le titre de vicaire impériaP. C'était de la part du roi de France manquer à tous les égards qu'il devait au pontife. Sous prétexte que Louis de Bavière était hérétique, il avait, au déhut, empècliô l'accord de Benoît avec ce prince, et lui- même traitait avec Louis alors que le pape, dans l'intérêt de Philippe, avait déclaré au roi d'Angleterre que les alliés du monarque bavarois encouraient, par le seul fait de cette alliance, les censures apostoliques. Benoît sentit que sa dignité, celle du saint-siège, était atteinte par ce traité, et il se plaignit à Philippe. « Quand tout le monde sait que Louis est hérétique et schismatique et condamné comme tel, lui écrivait-il, nous ne pouvons assez nous étonner que vous ayez, au détriment de votre salut et de votre honneur, fait alliance avec lui. Nous ne sommes pas moins surpris que vous ayez contracté cette alliance sans notre permission et contre notre avis. Certes, après avoir agi jusqu'ici envers Louis dans vos intérêts et toujours de concert avec vous, il ne nous paraissait pas que vous dussiez ainsi transgresser ou plutôt mépriser nos prescriptions. Croyez que nous ne sommes pas seul à nous étonner de votre conduite ; il nous revient de divers
1. Guil. de Nang. Cliron. cont. aniio ISW. — Froissart, éd. Liice, t. II, p. 80, 88. — Rayiiald. unno 1340, n» 32.