avril 1341. Piaynald. eod. anno, n
2. Deux de ces écrits nous ont été conservés, l'un de Guillaume Ockam, et l'autre attribué à Marsile de Padoue; mais, comme nous avons eu déjà l'occasion de le remarquer, cette attribution est très contestable. Voir ces traités dans Canisius, Refutatio trium tractatuum etc. Ingolstadt, 1600, in-4''. Cf. G. MuUer, ouvr. cité, t. II, p. 159-162.
3. Ces deux décrets se trouvent dans Struv. Rer. german. t. I, p. 620-623. Il convient de noter qu'aux termes de ces décrets Louis prononça, non le divorce, mais la nullité du mariage, celui-ci étant supposé n'avoir pas été consommé pour cause d'impuissance,
4. Le 17 février 1342. Instruit des projets de Louis, le pape, parune lettre
au pape et, par une nouvelle hardiesse, usurper sur les droits traditionnels do l'Eglise.
Benoît devait laisser à son successeur le soin de venger cette injure. Il mourut le 25 avril 1342, quelques mois avant l'expiration de la trêve conclue entre la France et l'Angleterre. Son pontificat n'avait été on somme qu'une suite d'échecs, et l'on peut dire qu'à sa mort la papauté avait perdu ce qu'elle semblait avoir regagné sous Jean XXII. L'unique événement qui jeta quelque lustre sur son pontificat fut la célèbre victoire que, vers la (in, les rois de Gastille et de Portugal remportèrent, sous les murs de Tarifa, contre les Maures'. Du moins doit-on rendre cette justice à Benoît que, dans les difficultés qu'il eut à traverser, il n'employa jamais que les moyens de la douceur. Dans un des premiers consistoires qu'il présida après son avènement, il avait déclaré qu'il n'entendait pas, pendant qu'il occuperait le saint-siège, que l'Eglise romainp se servît do l'épée et fît la guerre à qui ce fùt^. Il garda constamment cette maxime et s'abstint, comme on l'a vu, de recourir à la force pour rétablir au delà des Alpes son pouvoir temporel. Il n'intervint également dans la Haute Italie que par la voie des traités et ne chercha pas, comme son prédécesseur, le triomphe des Guelfes et l'abaissement des Gibelins. Quelque temps avant sa mort, se fondant sur les droits dévolus au chef de l'Église pendant la vacance de l'Empire, il confirma dans leurs possessions les Visconti ~àe Milan et les autres « tyrans » qui régnaient sur cette partie de la péninsule, à la condition de renoncer à leurs guerres intestines et, tant que durerait l'interrègne impérial, de payer, en signe do sujétion, un tribut au saint-siège ^ Par
du 28 novembre 1341, avait vainement ordonné au patriarche d'Aquilée de s'opposer à leur accomplissement. Raynald. anno 1341, n» 14.