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2. « Statuît quod toto tempore suo Ecclesia romana.. gladium martialem non exerceat vel faciat guerras contra quemcumque homiuem. » Chron. Gornelii Zantfliet, Martene, ampl. coll. t. V, p. 208.
3. Raynald. anno 1341, n» 19 et ss.; Cf. anno 1339, n<* 61 et ss. — Christophe, Hisl. de la papauté au XIV" siècle, t. II, p. 70, 71, 78.
DÉdADENCE DE LA PAPAUTÉ 463
ce moyen, tout en sauvegardant ce qu'il croyait être les droits de l'Eglise romaine, il se flattait de rendre quelque paix à ces malheureuses contrées ^ Les contemporains auraient dû lui tenir compte de ses vertus; certains l'honorèrent, il est vrai, mais d'autres l'outragèrent. Les Italiens, mécontents de le voir bâtir le palais d'Avignon, le raillèrent d'une corpulence qui le portait aux fréquentes libations et inventèrent pour lui le proverbe Boire yontificalement'^ . Ses timides essais de réformes lui firent môme des ennemis dans l'Église ^ Un dominicain milanais, le comparant à Jean XXII, n'a pas craint de tracer cet insolent parallèle: « Jean, petit et sec, était sobre dans sa manière de vivre ; Benoît, haut de stature et d'une grosseur qui le rendait presque difF*)rme, était un grand mangeur et un buveur d'élite. Tandis que le premier s'était plu à répandre des grâces, nous avons vu son successeur retenir jusqu'à trois cent trente bénéfices mitres, vrai destructeur plutôt que pasteur des églises. Enfin Jean expédiait promptement les alFaires; Benoit n'en a jamais terminé aucune, et l'on peut dire que ce qu'il a fait de mieux, c'est de mourir^. »
1. Cette « vf^nte » des vicariats d'Italie fut toutefois mal vue de plus d'un contemporain, comme le prouve cette réflexion de G. Villani, 1. XI, c. 401 : « 0 Chiesa, pecuniosa e vendereccia, corne i tuo pastori t'hanno sviata dal tuo buono e umile povero stato e cominciamento di Ghristo ! »