fier, senil. 1. VIT, ep
Sainl-Papoiil, furent, parmi ses proclics, les seuls qu'il voulut élever aux dignités de l'Eglise K
Ce n'était pas assez des seuls efforts d'un pontife pour détruire des abus aussi invétérés, et il devait advenir des sages mesures d'Urbain comme de celles de Benoît XII et d'Innocent VI, dont elles ne faisaient, en les reproduisant, qu'attester l'inefficacité. Portant ses vues au delà de la cour apostolique, il eut du moins une pensée qui, si elle eût été suivie d'exécution, aurait pu avoir Yl'heureux résultats. Il croyait que les maux de l'Eglise avaient leur principale cause dans le manque de conciles. « Autrefois, écrivait-il dans une bulle du 23 novembre 1364, les évoques, de même que les souverains pontifes, exerçant une pieuse vigilance sur le troupeau du Seigneur, avaient coutume de célébrer des conciles, dont l'objet était de corriger les vices et d'affermir la vertu dans le clergé et dans les peuples. Une coupable incurie a fait abandonner des usages si salutaires, et dès lors on a vu l'indiscipline et l'erreur croître avec l'impiété, et l'Eglise s'affaiblir tout ensemble au spirituel et au temporeP. » Par cette même bulle, il ordonnait à tous les métropolitains de réunir à bref délai des conciles dans leurs provinces et de lui en adresser les délibérations. On eût pu s'attendre qu'à la suite de cette déclaration, il eût, de son côté, songé à convoquer un concile général. Sa fermeté ou sa hardiesse n'alla pas jusque-là, et, à l'exception de quatre ou cinq conciles provinciaux dont trois eurent lieu en France ^, cette bulle demeura lettre morte. Mais, il faut bien le reconnaître, n'étaient-co pas les papes qui, en se faisant les maîtres absolus de l'Église et en substituant partout leur autorité à celle des évêques, avaient rendu inutiles les conciles provinciaux; et, à l'égard des conciles généraux, n'avaient-ils pas donné eux-mêmes l'exemple de cette incurie dont se plaignait Urbain, lorsque, depuis un siècle et demi, ils n'en avaient rassemblé que trois, qui, hormis le