‹ La cour de Rome et l'esprit de réforme avant Luther (volume 2)Chapitre 403 sur 416 · Raynald. aimo 1372, n · texte numérisé non relu

Raynald. aimo 1372, n

'' 2. On sait, que lorsque Boniface VIII, en 1303, avait consenti, dans l'intérêt du saint-siège, à laisser au premier Frédéric le royaume de Sicile jusqu'à sa mort, il avait formellemeut stipulé le retour de ce royaume à la couronne de Napies.

3. « De totali subversione catholicœ fidei in eisdem (insulis) probabiliter dubitatur. » Raynald. anno 1372, n» 19.

goire s'en plaignit; et, avant de donner un consentement qui entraînait la levée de l'interdit, il exigea que cette suzeraineté fût expressément stipulée, n'entendant pas, disait-il, que les droits de l'Église romaine, qu'il avait le devoir de sauvegarder, furent amoindris ou contestés K

En adhérant à ce traité, Grégoire contribuait du moins, pour une certaine part, à cimenter une paix dont les souverains de l'Italie méridionale avaient pris l'initiative. Une œuvre plus difficilo que lui avait léguée son prédécesseur, et qui importait davantage aux intérêts de l'Église romaine dans la péninsule, c'était d'y réprimer les entreprises de Bernabo. Cet opiniâtre ennemi du saint-siège, qui se jouait de la religion comme des traités, qui se disait « pape et empereur sur ses terres^ » et mettait au service de ses desseins les moyens de la plus cruelle tyrannie, semblait alors sur le point de subjuguer tout le nord et le centre de l'Italie. Arrêté un moment par la ligue qu'avant de retourner en Franco Urbain avait réussi à former contre lui et dans laquelle étaient entrés les seigneurs et les communes de la Toscane, il avait recommencé ses agressions au lendemain de la mort de ce pape. Pendant que son frère Galéaz, qui dominait dans Pavie et Plaisance, s'était avancé par le Montferrat jusque sur les frontières de la Savoie, il avait envahi le territoire de Ferrare et, pénétrant de là dans la Romagne, menaçait de nouveau la ville de Bologne. Après avoir confirmé dans une première bulle ^ les diverses sentences dont il avait déjà été l'objet, Grégoire, au mois de janvier 1373, on publia une seconde où, énumérant les crimes que, « nouveau Décius, » Bernabo avait commis contre les personnes et contre la foi, il le citait à comparaître pour s'entendre condamner comme homicide et sacrilège *. Les mômes censures frappèrent Galéaz,

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