Theiner, Mon. Hiingar. t. I, p. 122, n
2. « Dignitas clericalis majori hodio scrviluti subjacet qiiam tempore Pharaonis... Alberic. Chron.
tioii des évoques qui en avaient le devoir ^ Quelques prélats se réunirent néanmoins à Wurtzbourg; mais, la lettre du duc de Saxe ayant été lue dans l'assemblée, celle-ci se sépara aussitôt, et le cardinal, après avoir essayé inutilement de tenir un autre concile à Mayence, se décida à regagner l'Italie 2. En Angleterre, on eut une preuve non moins manifeste des sentiments d'hostilité dont le saint-siège était l'objet. L'abus que la cour de Rome y faisait de son autorité, en distribuant à des ecclésiastiques italiens les plus riches bénéfices du pays, avait suscité de tels mécontentements, qu'une conjuration s'était formée en vue d'y mettre un terme. Au commencement de l'année 1232, des lettres, sur le sceau desquelles figuraient deux épées avec cette inscription : Ecce duo gladii, avaient été remises par des inconnus à la plupart des évoques et des chapitres du royaume. Elles portaient : « A tel évêque ou tel chapitre, tous ceux qui aiment mieux mourir que d'être opprimés par les Romains, salut'. Vous connaissez les procédés arbitraires de la cour de Rome et de ses légats à l'égard du clergé d'Angleterre; vous savez comment, au détriment des droits du clergé et des vôtres, ces légats confèrent aux hommes de leur nation nos plus importants bénéfices. Nous avons résolu de secouer un joug intolérable et de délivrer enfin de la servitude l'Église d'Angleterre, le roi et le royaume. Gardez-vous de vous opposer à l'exécution de nos desseins, sans quoi nous brûlerons vos domaines et nous vous infligerons le même traitement que nous avons décidé de faire subir aux Romains. » Ces lettres étaient plus qu'une menace. Sur plusieurs points du royaume, des hommes armés et dont les traits étaient cachés sous un voile envahirent les terres appartenant aux Italiens et les mirent au pillage. Deux messagers du saint-siège, qui, sur ces entrefaites, s'étaient présentés en Angleterre, furent l'un tué et l'autre blessé par