‹ La cour de Rome et l'esprit de réforme avant Luther (volume 2)Chapitre 51 sur 416 · llist. dipl. Introd. p · texte numérisé non relu

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3. « Tali episcopo et tali capitule universitas eorum qui magis volunt inori qaan a Romanis confandi. salutem. »

les conjurés, etonlacéra les lettres pontificales dont ils étaient porteurs. L'effet de cette conspiration se serait vraisemblablement étendu plus loin, si le pape, qui avait été averti, n'eût donné ordre au roi d'Angleterre, sous peine d'excommunication, de faire informer sur ces violences et d'en châtier les auteurs*. L'enquête eut lieu; mais, soit que le roi fût favorable en lui-même aux idées qui avaient poussé les conjurés, soit que peut-être il craignît leur ressentiment, cette enquête ne fut suivie d'aucun châtiment ; en revanche elle prouva que, de fait ou de complicité, non seulement des seigneurs et nombre de laïques, mais des doyens, des archidiacres, des clercs du roi et des évêques même s'étaient associés au complot^.

Jusque dans les pays les plus éloignés, l'obéissance à l'Eglise romaine était synonyme de servitude. L'empereur grec de Nicée, Jean Yatacès, qui craignait alors une agression des Latins de Constantinople, parut vouloir se rapprocher du saint-siège, et, dans le cours de l'année 1233, deux nonces furent envoyés par Grégoire pour préparer l'union entre les deux Églises, démarche, à la vérité, qui n'eut aucun résultat. A cette occasion, le patriarche grec, nommé Germain, avait adressé au pape une lettre dans laquelle il disait: (( Puisque de part et d'autre nous désirons cette union, examinons avec sincérité les causes qui nous divisent. Si l'erreur vient de nous, montrez-nous le mal elle remède; mais, si elle vient des Latins, ne demeurez pas, par une obstination coupable, éloignés de la voie du Seigneur. Je ne vous dissimulerai pas que, parmi les princes qui partagent notre foi, il en est qui seraient disposés à se placer dans votre obédience, s'ils ne craignaient le joug excessif et les exactions dont vous accablez ceux qui vous sont soumis. De là ces guerres funestes oîi les villes sont dépeuplées et les églises désertes. C'est une tout autre conduite qu'a prescrite l'apôtre

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