â6 juillet 1243. Hist. dipl. ihid. p
3. D'après une anecdote dont l'authenticité semble très douteuse, la satisfaction que témoigna Frédéric de l'avènement d'Innocent n'était qu'affectée, et il aurait dit : « J'ai perdu un bon ami, parce qu'aucun pape ne peut être Gibelin. » Voir Galvaneus Flamma, Murât, rer. ital. t. XI. p. 680.
4. Hist. dipl. t. V], p. 113, 123 (Lettres d'Innocent IV, août-sep lembre 1243).
5. Pour toute cette affaire de Viterbe. voy. Hisl. dipl. t. VI, p. 125-131. — Mattb. Paris, t. IV, p. 266, 267.
d'une trahison* et, menaçant les Romains de sa colère, leur fit savoir qu'il était résolu à placer leur ville sous son obéissance. « Le nom d'Empire romain ne doit plus être un vain nom, leur mandait-il, et il faut que Rome nous soit enfin soumise ^. » Cet incident n'était pas de nature à faciliter un accommodement. Les négociations furent renouées néanmoins, et, au mois de mars 1244, fut conclu un traité auquel les délégués de l'empereur, en présence du pontife et des magistrats de Rome, adhérèrent par serment. D'après ce traité, Frédéric devait être délivré de l'anathème, à la condition de restituer les terres de l'Église qu'il occupait, de recevoir en grâce tous ceux qui avaient pris les armes contre lui et d'accepter le pape et les cardinaux comme arbitres de ses démêlés avec les Lombards ^. Le jour où fut jurée cette convention, qui était toute à l'avantage du saint-siège, Innocent, dans un sermon, qualifia publiquement Frédéric « de prince catholique et de fils dévoué de l'Eglise ■*. » En Italie, en Allemagne, on crut cette fois à la paix. Mais, quand on vint à l'exécution du traité, l'empereur déclara qu'il n'entendait se dessaisir des domaines ecclésiastiques qu'après avoir été absous de l'excommunication; et, comme le pape exigeait au contraire leur restitution avant de lever la sentence, l'accord fut de nouveau rompu ^.
Une proposition faite par Frédéric, au cours de ces négociations, mérite d'être mentionnée. C'était que le chef de l'Eglise ne conservât qu'une souveraineté nominale sur les terres en litige, dont l'administration effective eût été transférée à l'empereur, celui-ci s'engageant à paver annuellement à l'Église romaine un cens supérieur aux [)lus forts revenus qu'elle en avait tirés jusqu'ici. En d'autres termes, Frédéric demandait à garder ces domaines an même titre qu'il oc-
1. Fin décenib. 1143, lettre adressée à Louis IX, Hist. dipl. t. VI, p. 148.