Vers rautomne 1102. Héfélé, Conc. t. VII. p
4. «c Quid mihi de meis eum papa ? qua antecessores mei hoc in regno posftedemnt, measunt. Hœc si quis auferre mihi yoluerit, quod inimicus meus sit, omnis qui me diligit certissime uoverit. » Eadmer, ilnd.
5. « Volo norint qaicunqae assistant dominum meum regem Anglorum aee pro amissione regni sui pasauram se perdere ioTestituras. » Eadmer. Ibid.
106 LIVKE SECOND
ne tarda pas à quitter l'Italie pour retourner en son diocèse. Parvenu à Lyon, il lui fut signifié que le roi lui défendait de reparaître en Angleterre *.
Un fait étranger à ces débats, qui se passa en France quelque temps après, montra que la papauté, en dépit de ces résistances, ne laissait pas d'affermir son ascendant sur les princes. Philippe l®*", après la mort d'Urbain, ne se croyant plus lié au même degré par ses promesses, avait renoué ses liens adultères avec Bertrade. Excommunié de nouveau dans un synode à Poitiers ^ par deux cardinaux que Pascal avait envoyés en France à titre de légats, il avait sollicité encore une fois son pardon du saint-siège, prenant d'avance l'engagement de se soumettre à toutes les conditions qui lui seraient imposées. A la suite de longues négociations, le pontife se rendit à la prière du roi, et, au mois de décembre 1104, il fit réunir à Paris un concile, où l'évèque d'Arras eut mission de représenter la chaire apostolique ^, Avec lui, neuf évèques, quatre abbés et un grand nombre de clercs et de séculiers composaient l'assemblée. On envoya d'abord notifier à Philippe les conditions auxquelles le pontife consentait à l'absoudre. C'était que non seulement il donnât satisfaction pour le passé, mais qu'il promît par un serment solennel de ne plus avoir de commerce avec Bertrade et de ne lui parler désormais qu'en présence de témoins « non suspects. » Le roi, ayant répondu qu'il était prêt à « satisfaire à Dieu, à l'Eglise romaine et au pape, » fut admis devant le concile. 11 parut pieds nus, avec tous les signes de l'humilité et du repentir, et fut relevé de l'excommunication; après quoi, étendant la main sur le livre des Évangiles : « Evêques, qui êtes ici présents, dit-il, et vous, en particulier,
1. Anselme atteignit Lyon vers la Noël 1103. Ce fut de la bouche de l'ambassadeur revenu avec lui jusqu'à Lyon, et à qui le roi avait d'avance notifié ses volontés, que le prélat apprit la mesure rigoureuse dont il était l'objet.