‹ La cour de Rome et l'esprit de réforme avant Luther;Chapitre 102 sur 357 · Udalrid codex, n* 134 (juillet · texte numérisé non relu

Udalrid codex, n* 134 (juillet

qu'ici avait été épargnée la douleur de combattre en personne contre son fils et qui s'apprêtait à résister, fut enlevé par la mort le 7 août 1106 *.

Ni cette fin de l'infortuné Henri IV, ni l'abdication humiliante qui l'avait précédée, n'apaisèrent les ressentiments de l'orthodoxie victorieuse. Dans le cours de la lutte qu'il avait engagée contre son père, Henri te jeune avait chassé de leurs sièges plusieurs des évèques qui avaient dû leur élévation à l'empereur. On ne se borna pas à ces sévérités. Quelque temps auparavant, l'évéque de Constance, Gebhard, ayant consulté le pape sur la conduite à tenir à l'égard des excommuniés d'Allemagne : « Les règles canoniques, avait répondu Pascal, ne défendent pas seulement de repousser en cette vie ceux que l'Eglise a séparés de sa communion; il faut, quand ils ne sont plus, jeter hors des basiliques saintes leurs restes criminels *. » Conformément à ces doctrines, on enleva de l'intérieur des églises les corps des prélats qui étaient décédés sans avoir abjuré le schisme. Les restes de l'antipape Guibert, mort depuis cinq ans, furent également tirés de leur sépulture; et, l'empereur ayant été inhumé dans l'église de Liège, on obligea l'évéque du diocèse à déterrer son corps et à le déposer en un lieu profane '. Peutêtre la pensée de faire un exemple qui prévînt le retour de tant de troubles avait-il, plus encore que le ressentiment, inspiré ces rigueurs.

Par la mort de Henri IV, la papauté achevait de triompher d'un schisme qui durait depuis plus de vingt-cinq années. Le contre-coup de ces événements se fit sentir en Angleterre. Avant même que l'empereur abdiquât, mais quand déjà sa chute semblait inévitable, Henri I®*" avait rendu sa faveur à l'archevêque de Cantorbéry et, dans une entrevue avec ce prélat *, avait promis de renoncer aux investitures. Il avait

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