‹ La cour de Rome et l'esprit de réforme avant Luther;Chapitre 103 sur 357 · Ekkehard. anno · texte numérisé non relu

Ekkehard. anno

4. Cette entrevue, ménagée par la comtesse de Blois, sœur du roi d'Angle* terre, avait eu lieu vers la fin de juillet 1105 en Normandie.

LES PREMIERS SUCCESSEURS DE GRÉGOIRE lll

stipulé toutefois que les évêques lui feraient hommage pour leurs flefs comme ses autres vassaux, et, Anselme lui ayant rappelé sur ce point les défenses du saint-siège, il avait envoyé des ambassadeurs à Rome solliciter le consentement du pape *. De son côté, Pascal usa de modération. Il paraissait avoir à cœur de montrer que TÉglise romaine n'était entrée que par nécessité et comme malgré elle dans les voies de la violence. Il manda à Anselme qu'ayant égard aux sentiments de soumission du roi, il pardonnait aux évêques qui avaient reçu do lui l'investiture de leurs sièges ; qu'il confirmait en principe et dans leur intégrité les décrets rendus sur les investitures, mais que, pour le présent et dans l'intérêt de la paix, il permettait aux prélats de prêter au roi serment de vassalité au sujet de leur temporel, jusqu'à ce que ce prince, mieux conseillé dans sa piété, cessât de lui-même d'exiger cet hommage ^. Quand Pascal écrivait cette lettre, il y avait près de trois mois que la déchéance de l'empereur était un fait accompli. Le roi, qui se trouvait alors en Normandie et qui avait sans doute été frappé de cet exemple, n'en fut que plus porté à se tenir aux conditions qu'il avait sollicitées; et, l'année suivante, de retour en Angleterre, il déclara publiquement, dans une assemblée des évêques et des barons do son royaume, que, se contentant désormais de l'hommage féodal, il renonçait à l'investiture par la crosse et Tanneau '.

En France, où la royauté était plus faible et où les élections ecclésiastiques n'avaient jamais été totalement supprimées, la question des investitures était déjà résolue d'une manière analogue, sans qu'elle eût donné lieu à un conflit avec le saint-siège ; et il est à croire que, dès la fin du pontificat d'Urbain, Philippe I" avait abandonné de lui-même le

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