‹ La cour de Rome et l'esprit de réforme avant Luther;Chapitre 104 sur 357 · Ep. 177, Migne (23 mars · texte numérisé non relu

Ep. 177, Migne (23 mars

3. Eadmer. Hist. novor, ibid. — Roger de HoYed. anno 1107.— Willelm. Malmesb. Degest pontif. AngL 1. II. Cette assemblée, qui avait commencé de se tenir à la Pâques 1107 et avait été remise à la Pentecôte, n'eut lieu qu'au mois d'août. Anselme était rentré en Angleterre dès le mois de septembre de Tannée précédente.

droit d'investiture *. Mais, en Allemagne et dans l'étendue de l'Empire, cette question était encore tout entière à résoudre. Invité par Henri Va venir en Allemagne la régler de concert avec lui ^, Pascal crut pouvoir se rendre aux sollicitations d'un prince dont le saint-siège n'avait reçu jusqu'ici que des marques de déférence, et, de Rome, se dirigea vers la Haute Italie. Arrivé à Guastalla, sur les terres de la comtesse Mathilde, il y tint un concile ^ où, donnant une autre preuve de cette modération qui semblait alors inspirer sa conduite, il fit savoir qu'il accordait une grâce générale à tous les schismatiquos et confirmait en leurs dignités les prélats ordonnés dans le schisme, pourvu qu'ils n'eussent été coupables ni de simonie, ni de quelque autre crime ^. De Guastalla, il se préparait à passer on Allemagne, quand, informé par le bruit public que Henri V ne paraissait pas disposé à céder les investitures et n'étant pas lui-même sans quelque appré-

1. Depuis la lettre d'Yves de G&artres de 1091 (D. Bouquet, Ree, t. XV, p. 71), où ce prélat, alors élu évéque, dit que Philippe I*' Ta investi parla crosse, on ne découvre aucun texte précis attestant que le roi ait conféré l'iuvestiture. Il est vrai qu'en 1097 l'archevêque de Lyon refuse de sacrer relu de Sens, sous prëte\te que celui-ci a reçu l'investiture royale; mais Yves de Chartres (D. Bouquet, ibid., p. 92, 93) nie le fait ou du moins parait en douter. Il n'est guère à penser en effet que Philippe, alors excommunié par Urbain ou par ses légats pour son commerce avec Bertrade, et qui à deux reprises sollicita le pardon du pape, ait osé lui résister sur la question des investitures. Excommunié pour la même faute peu après l'avénement de Pascal et s'étant humilié publiquement au concile de Paris de 1104, il devait craindre également de s'attirer sur un autre point le ressentiment de ce pontife. Ce qui est certain, c'est que, ni sous Urbain, ni sous Pascal, il n'y a trace de débats entre Philippe et le saint-siège au sujet des investitures. Ajoutons qu'un an après la mort de ce prince, en 1109, son fils Louis le Gros n'exigea de l'archevêque élu de Reims (lettre d'Yves de Chartres à Pascal, D. Bouquet, ibid, p. 146) qu'un serment de fidélité, et que dès lors il n'est plus question dans les textes que de « serment de fidélité » ou « d'hommage. »

2. 'Ekkehard. anno 1106. Henri, d'accord avec les princes et les évéqules allemands, adressa cette invitation au pape aussitôt après son couronnement. A la mort de son père, il lui envoya de nouveau des députés dans la même intention. ,

3. 22 octobre 1106. MathUdeSassistait à ce concile. Donizo, Vita Mathildis. LU, c. 17. . -^ *

Page 1