Petr. Chron. Cas. 1. IV
4. « Gollecto mirabili triginta milUam milituxn hoste. » Suger. Gest. Ludav. p. 2S.
il avait tenue à Ratisbonne *, il avait annoncé que son dessein était « de ramener dans la société de TEmpire les joyeuses provinces de Tltalie et de les replacer sous le joug bienfaisant des anciennes lois*. » Conformément à ces déclarations, il employa d'abord ses forces à soumettre celles des villes lombardes qui, du vivant de Henri IV, s'étaient détachées de* l'Empire. Il brûla Novarre qui lui refusait obéissance, et, faisant camper son armée dans les plaines de Roncaglia, il y reçut les serments de lidélité des villes et des seigneurs de la Haute Italie qu'avait effrayés cet exemple'. La comtesse Mathilde elle-même envoya, comme vassale de l'Empire, faire acte de soumission, sous la réserve do no pas s'armer contre le pape*. Seule Milan résista. Sans s'arrêter au siège de cette grande cité, Henri gagna Pise, Florence, où il célébra la Noël, puis Arezzo, qui, s'étant mutinée, éprouva également les effets de sa sévérité; après quoi, hâtant sa marche, il se dirigea sur Rome. C'était là qu'il comptait remporter sa principale victoire. Afin de se concilier les Romains, il leur adressa un manifeste dans lequel il disait que, depuis qu'il avait été appelé au trône de ses pères, il nourrissait le projet de visiter leur ville et de l'honorer comme avaient fait ses plus grands prédécesseurs; qu'après avoir ramené à l'unité les populations de l'Italie, il venait au milieu d'eux achever cette œuvre de concorde et pourvoir, avec leur concours, à leurs intérêts, à l'honneur de l'Empire et à la paix de ^Ég^se^
Cet habile message, en flattant tout ensemble et en rassurant les Romains, ouvrit à Henri les portes de Rome*. Avant de s'y présenter, il se fit précéder par des députés chargés
l.€ janvier 1110.
2. « Quatenas benedictionem imperialem a summo pontifice... in iirbe perciperet et Isetas Italiae provincias in sôcietatem regni Germanici fraterna pace et justiciis ac legibus antiquis componeret. » Ekkehard. anno