Tanquam si Petrum visèrent. » Pandulph. c
une plus grande influence et pouvait, à ce titre, plus utilement les servir ^ Issu de race royale et fils d'un comte de Bourgogne, ce prélat était apparenté aux rois do France et d'Angleterre et à Tempereur lui-même. Le 2 février 1119, il fut élu sous le nom de Calixte II ^. Bien que le décret de Nicolas II permît de choisir le pape hors du clergé romain et de procéder à l'élection dans une autre ville que Rome, Calixte envoya demander le consentement des Romains ^. Non seulement ceux des cardinaux qui étaient demeurés à Rome et, avec eux, le reste du clergé, mais une partie notable de la noblesse et du peuple, déjà las d'un schisme qu'ils se voyaient presque seuls à soutenir, s'empressèrent de donner leur adhésion *; et, sur la fin de mars, le nouveau pontife fut solennellement sacré à Vienne *. C'était depuis Grégoire VII le premier pape qui n'eût pas été moine. N'apportant pas sur la chaire apostolique la piété rigide et les doctrines absolues du cloître, on pouvait le croire par cela même plus apte que ses prédécesseurs à régler cette question des investitures, unique cause des difficultés que rencontrait encore le saint-siège, et dans laquelle il y avait à tenir compte, en même temps que des droits de l'Église, des prétentions légitimes des princes. Les cardinaux qui avaient élu Calixte et les Romainss qui
1. Falco Benevent. Chron., Watterich, Pontificum Roman. Vitas» t. II, p. 111.
2. Yoy. la lettre de Calixte à Tarchevôque de Mayence, février 1119, dans Migne, t. 163, ep. 1.