Pandalph. Pisan. in Vita Calixti
4. Voir dans Udalrici codex, n«» 192-197, les lettres d'adhésion envoyées de Rome aux cardinaux qui avaient élu Calixte à Cluny. Cf. Migne, t. 163, p. 1088-1090.
5. Les nouveaux éditeurs des Hegesia de JafTé croient que le sacre eut lieu à Vienne le 9 février 1119. Calixte fut en effet couronné à cette date (Lettre deConon de Palestrine, D'Âchery, Spicil, II, 513); mais aucun texte précis n'indique qu'il fut sacré à cette même date, et il n'est guère à penser que Calixte eût procédé à son sacre avant d'avoir reçu l'adhésion des Romains. Son biographe dit expressément qu'il ne fut sacré qu'après avoir reçu cette adhésion (« Facto hoc (electionis) omnium subscriptionibus optime roborato, tune solemniter... consecratus. » Migne, t. 163, p. 1079). On sait d'ailleurs que le couronnement et le sacre n'avaient pas toujours lieu le même jour; c'est ainsi que Gôlase fut couronné à Rome le 24 janvier 1118 et sacré à Gaëte le 10 mars.
liO LIVRE SECOND
lui avaiont transmis leur adhésion attendaient également de sa prudence la fin d'une querelle qui depuis trop longtemps agitait la chrétienté ^ Calixte comprit la mission que ces vœux lui imposaient, et il convoqua, pour les derniers jours d'octobre, un grand concile à Reims, en vue de la pacification générale de l'Église *. Des députés envoyés tant par les cardinaux qui résidaient auprès du pape, que par ceux qui se trouvaient à Rome, allèrent vers Henri V lui notifier l'avénement de Calixte et l'inviter à s'associer à cette paix ^ Henri tenait alors une diète à Tribur *, à laquelle il avait appelé les évêques et les princes de l'Allemagne pour entendre leurs griefs et, par d'apparentes concessions, désarmer leur inimitié. Il put se convaincre de l'inutilité de l'entreprise qu*il avait tentée en nommant un antipape. Tous les évêques présents reconnurent Calixte comme pontife et promirent d'assister au concile. Les princes, de leur côté, déclarèrent que c'était en présence du pape qu'il convenait de terminer les différends qui troublaient et l'Église et TEmpiro. Le monarque sentit à son tour qu'il lui importait de paraître se rapprocher du saint-siège, et il annonça le dessein de se rendre lui-même à Reims pour aider à la paix ^.
Informé des intentions de Henri V, Calixte, qui avait quitté Vienne pour entreprendre une longue pérégrination à travers la France, chargea l'abbé do Cluny et le célèbre Guillaume de Champeaux, alors évêque de Châlons-sur-Marne, d'aller auprès de l'empereur s'enquérir plus complètement de ses dispositions. Les envoyés du pape trouvèrent Henri à Strasbourg*. Comme il demandait do quelle manière il pourrait, sans diminuer ses droits, se réconcilier avec l'Église, l'évêque lui représenta qu'il devait renoncer aux investitures,