‹ La cour de Rome et l'esprit de réforme avant Luther;Chapitre 127 sur 357 · Ekkehard. ibid. — Annal. Hildesheim. anno · texte numérisé non relu

Ekkehard. ibid. — Annal. Hildesheim. anno

6. Voir, Udalrici codex, n* 199, le récit de cette entrevue par Hesson, écolàtre de Strasbourg, qui ft été témoin des faits ( «Quod vidi et audivi »).

mais que cette renonciation n'était pas un amoindrissement de son autorité; que lui-même avait été promu à Tépiscopat sans avoir reçu l'investiture du roi de France; que toutefois il ne laissait pas de servir ce prince fidèlement « pour les tributs, Taide militaire, les impôts et tout ce qui tenait au temporel *, » et que ce qui se pratiquait ï)ë\ France pouvait se pratiquer en Allemagne, L'empereur ayant répondu que si, avec ses droits sur les fiefs ecclésiastiques, on lui garantissait une véritable paix, il était disposé à abandonner les investitures, et ayant même consenti, sur la prière du prélat, à en faire la promesse par serment, cette réponse fut rapportée au pape qui se trouvait en ce moment à Paris ^ Bien que Calixle n'eût pas une foi entière en la sincérité du monarque, il renvoya vers lui l'abbé de Cluny et Pévêque de Châlons, auxquels il adjoignit deux cardinaux, avec mission de rédiger un premier traité sur ces bases. Cette nouvelle entrevue eut lieu entre Metz et Verdun. Après que Henri V eut réitéré le serment prêté par lui à Strasbourg, des engagements écrits furent signés de part et d'autre, et l'on convint que, le 24 octobre, avant la clôture du concile, l'empereur et le pontife se rencontreraient dans le voisinage de Reims, à Mouzon, pour conclure en personne un accord définitif *.

Le pape connut à Reims, où il était arrivé pour la célébralion du concile, le résultat de ces dernières démarches. Quelques jours après, le 20 octobre, le concile s'ouvrait dans l'église cathédrale *. Par le nombre des prélats qui s'y rendirent, par le rôle qu'y remplit le pontife, on eut une nouvelle preuve que le saint-siège n'avait rien perdu de son prestige, ni de son autorité. Quinze archevêques, plus de deux cents évoques, avec un nombre considérable d'abbés et de dignitaires

1. « Gui tamen de tribato, de milicia, de theloneo el de omnibus que ad rem publicam pertinebant antiqaîtus sed a regibus christianis ecclesiœ Dei donata sunt« Meliterdeservio. »

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