Gregorovius. ibid. p
4. « Intendens Benatum extinguere, cum ingenti militia Gapitoliam Romse cooseendit. » Ootfr. Viterb. Chron^
qui s'était levé pour défendre ses nouvelles libertés, il reçut dans la lutte une blessure dont il mourut quelques jours après, le 15 février 1145 K
Le jour même où mourait Lucius II, les cardinaux désignaient pour lui succéder, sous le nom d*Eugène III, non un de leurs collègues, mais un religieux, Bernard, abbé du couvent de Saint- Anastase à Rome. A peine élu, le nouveau pape apprenait que les sénateurs étaient résolus de s'opposer à son sacre, s'il ne donnait son adhésion au nouvel ordre de choses. Décidé, comme son prédécesseur, à ne pas le reconnaître, il quitta secrètement Rome pendant la nuit avec les cardinaux et se retira au monastère de Farfa, où il se fit sacrer le 18 février ^. Son éloignement enhardit les Romains '. Ils abolirent la dignité de préfet de la ville, dont le titulaire, n'étant nommé qu'avec l'assentiment du pape, se trouvait en fait dans la dépendance du saint-siègo, et rompirent ainsi le dernier lien qui les rattachait au régime pontifical. Arnauld de Brescia, qui était alors venu à Rome où il avait sans doute été appelé par le peuple, se mit à la tète du mouvement et, délaissant le domaine de la religion pour celui de la politique, se fit le tribun de la révolte *. S'attaquant cette fois à la papauté elle-même, il déclara que le gouvernement temporel de la cité n'entrait à aucun titre dans les attributions du pontife, auquel appartenait seulement la juridiction de l'Église ^ 11 évoqua les souvenirs de l'ancienne Rome; il proposa