Otto Friâin;?. Chron. 1. Vlï, c
3. V Patriciatiis dignitatem exfestucarent et prserectum in pristinam dignitateni reciperent; senatores vero exejus aucloritate tenerent. » Otto Frising. ibid. c 34.
qui vous ont précédé depuis longtemps. En apprenant votre élection, beaucoup ont dit : Voici que la cognée est à la racine des arbres, et toute plante que n'a pas plantée le Père céleste sera arrachée. D'autres ont dit : Les fleurs ont apparu sur notre terre, et le moment est arrivé où les branches stériles seront coupées, afin que les autres en deviennent plus vivaces et se chargent de fruits. Pour moi, ajoutait-il on faisant allusion à des abus qu'il avait plus «d'une fois signalés, puissé-je, avant de mourir, voir l'Église comme en ces premiers temps où, les apôtres étendaient leurs filets, non pour prendre de l'or, mais pour prendre des âmes * ! »
On pouvait s'étonner qu'un pontife, dont TÉglise célébrait si hautement les mérites, n'eût pas craint de recourir, comme son prédécesseur, à la force des armes, pour conserver une couronne séculière à laquelle sa piété devait le rendre insensible. Cette conduite ne fut pas sans soulever des désapprobations chez quelques-uns de ceux qui honoraient le plus ses vertus, et Géroh, prévôt de Reichersberg,se trouvant plus tard en présence d'Eugène, osa lui rappeler que le Christ avait défendu à Pierre de se servir de Tépée *. Toutefois, si la difficulté qu'il y avait pour le saint siège de concilier les devoirs de son autorité apostolique avec les intérêts de sa souveraineté temporelle n'échappait pas à certains membres du clergé, <ils n'en étaient pas frappés au point de vouloir séparer l'une de l'autre. Comment Eugène eût- il renoncé à cette souveraineté, quand Bernard lui-même mandait aux Romains, à l'occasion des derniers désordres dont leur ville avait été le théâtre : « Pourquoi, par vos violences insensées, attirez-vous sur vous la colère du Roi du ciel et de la terre? Pourquoi, dans votre hardiesse sacrilège, cherchez-vous à diminuer l'honneur de la cliairc apostolique, qui, par une faveur spéciale, a été gratifiée de privilèges à la fois royaux et divins '? Vos pères ont fait de Rome la maîlresse du monde, et voici que, par