s. Bernard, ad E igen. ep. 238, M igné
â. Gerohi ad Âlexànd. II[ pontif» ep. 17, ^rigne, t. 193.
3. « Âpostolicam sedem divinis regalibusquc privilegiis .sublimatani. »
VOS témérités, elle en est devenue la risée* I » Il y a plus; il écrivit à son tour à Conrad de venir en Italie secourir le pape contre les Romains révoltés, ainsi qu'il avait écrit jadis à Lothaire d*y venir combattre le schisme. A la vérité, ce qu'il lui demandait c'était, en réduisant les Romains, de rétablir dans son siège le chef de TÉglise; il ne lui demandait pas ouvertement de rendre au pontife son pouvoir temporel, et, comme s'il eût vu dans ce pouvoir un fardeau que la papauté devait tout au moins n'être pas seule à supporter, il rappelait à Conrad qu'en sa qualité de chef de l'Empire il avait autorité sur Rome. « Si Rome est le lieu privilégié où réside le successeur de l'Apôtre, lui disait-il, c'est aussi la capitale de l'Empiré; et, sans parler de ce que vous devez à l'Église, convient-il à votre honneur de souverain de n'avoir en vos mains qu'un Empire tronqué ? Il vous appartient, comme roi, de sauvegarder votre couronne, et, comme défenseur de l'Église, de protéger le saint-siège. Ceignez donc votre glaive, et venez abattre ces Romains qui ont plus d'arrogance que de courage ^. m ^
Malgré le traité que, dans l'intervalle, Eugène avait su imposer aux Romains, l'appel fait à Conrad par l'abbé do Clairvaux n'était pas superflu; car leur soumission ne devait pas être de longue durée. De son côté, Conrad, une fois redevenu maître en Allemagne, avait tourné ses regards vers l'Italie. Il ne se proposait pas seulement d'y venir recevoir la couronne impériale; il voulait y fortifier l'autorité de l'Empire, qu'il sentait menacée tout ensemble par la nouvelle