Willelm. Tyr. I. 18, c
4. 21 mai 1155. Ep. 54, Migne, t. 188. Dans celle loUre, Adrien disait au roi : « Vizeliacensi ecclesiœ tanto le cwpimus (polentia; iuj3 pnBsidiiim] attenlius exhibere, qaanto ôi al jus bouti Pelri specialius perliiiel. »
(loric sur i'oxcutioa (l*un traité dont il espérait Tentièro soumission des Romains, il sortit de Rome, suivi de ses cardinaux et du préfet de la ville, et alla attendre le monarque à Viterbe *. Bien qu'il n'eût pas lieu à ce moment de suspecter les intentions de Frédéric, il crut prudent de lui députer trois cardinaux, charges do lui demander un premier gage de ses dispositions. C'était de leur livrer Arnauld de Brescia, qui avait cherché un refuge dans un château situé au nord des États romains, sur la frontière toscane^ Frédéric, qui considérait cet ardent instigateur de l'indépendance romaine comme un obstacle à ses projets, et qui, en vue de son couronnement à Rome, voulait se concilier le saint-siège, n'hésita pas à satisfaire le pape. Il fit saisir Arnauld dans sa retraite et le remit aux mains des cardinaux, qui, de retour vers Adrien, le placèrent sous la garde du préfet ^ Arrivé à son tour à Viterbe, Frédéric n'y trouva plus le pontife. Par une dernière mesure de prudence, Adrien s'était retiré sur la hauteur fortifiée do Civita Castellana, et il exigeait encore, avant de se rencontrer avec le monarque, que, conformément aux usages, il fit serment de respecter la liberté du chef de l'Église et les droits du saint-siège. Frédéric ayant également donné satisfaction sur ce point, Adrien se décida enfin à une entrevue, qui eut lieu, non plus à Viterbe, mais à Campo Grasso, sur le territoire do Sutri *.
Depuis l'année U37, où, sur les instances d'Innocent II, Lothaire était revenu en Italie pour y combattre Roger de Sicile, c'était la première fois qu'un monarque allemand se trouvait en présence du chef de l'Église. Par ce qui se passa dans cette entrevue, on put constater que, dans cet intervalle de vingt-deux années, les sentiments de déférence à l'égard du saint-siège avaient commencé de s'altérer. Au lieu de se porter au devant du pontife, selon le cérémonial usité,
i. Il était à Viterbe entre le i^' et le 4 juin 1155.