Ep. 100. Migne» t. 143. Cf. ep. 102, ibid
A la mort do Léon IX *, ce fut encore un Allemand, Gcbhard, évèque d'Eichtadt, et l'un dos plus dévoués conseillers do Henri III, qui monta sur la chaire de saint Pierre. Toutefois il ne dut pas sa nomination à rempcreur de la manière que Léon IX lui avait du la sienne. Le monarque le choisit sur la désignation d'IIildebrand, qui, se présentant on Allemagne à la tête d'une députation romaine, le lui demanda pour pape*. En indiquant ce choix à Henri III au lieu de lui en laisser l'initiative, llildebrand sauvegardait en une certaine mesure le droit des Romains. Do là sans doute cette assertion inexacte d'un chroniqueur disant que, sur les instances d'Hildebrand, Tempereur avait restitué aux Romains leur ancien droit d'élection '. Élevé au saint-siège dans la diète de Ratisbonne du mois de mars 1053*, le quatrième pape allemand gagna la ville de Rome, où, après avoir sollicité, à Texemple de Léon IX, l'adhésion du clergé et du peuple, il prit possession du pontificat sous le nom de Victor II*. Pendant un peu plus de deux ans qu'il occupa le siège apostolique, il continua l'œuvre si heureusement commencée par son prédécesseur. Il tint, soit à Florence, soit à Rome, plusieurs conciles, dans lesquels il prohiba la simonie et les mariages ecclésiastiques *. S'il ne visita pas, comme lui, les Etats de l'Occident, il commit h des légats le soin d'y réunir des synodes en son nom ", et, par ces légations, conserva au saint-siège ce caractère d'universalité que lui avait rendu Léon IX. Ce fut dans l'un de ces synodes qu'Hildebrand se révéla pour la première fois ave:^ éclat à ses contemporains. Envoyé comme légat à un concilo en France, il y convainquit publiquement un archevêque de simonie, et il déploya,
U 19 avrU 1054.
â. Léo Ost. 1. II, c. 90.