‹ La cour de Rome et l'esprit de réforme avant Luther;Chapitre 217 sur 357 · Ragew. Frising. 1. II, c · texte numérisé non relu

Ragew. Frising. 1. II, c

lui donnait la conscience de son droit, il répondit aux députés : « Nous reconnaissons l'empereur pour le défenseur spécial de l'Église romaine, et, à ce titre, nous sommes disposé à rhonorer au-dessus de tous les autres princes. Mais il a excédé les limites de ses attributions, en convoquant un concile des États chrétiens sans notre assentiment et en nous appelant à cette assemblée comme s'il avait autorité sur nous. C'est à l'Église romaine seule qu'il appartient de juger les causes ecclésiastiques, sans qu'elle-même puisse être jugée *. » Victor, qui se savait favorisé par l'empereur, n'eut garde d'opposer un semblable refus. A on croire même certains témoignages, Frédéric, anticipant sur les décisions du concile, lui donnait, dans la lettre qu'il lui avait adressée, le titre de pape, tandis que celle qui avait été remise à Alexandre portait en suscription ces mots : Au chancelier Roland ^. Ce concile se réunit à Pavie^ le 5 février H60, quelques jours après que la ville de Crème, contrainte par la famine de céder aux forces impériales, s'était rendue à Frédéric, qui l'avait punie de sa longue résistance en la rasant jusqu'au sol ^. D'après la lettre synodale qui contenait, avec le résumé des délibérations, le prononcé de la sentence *, et dont copie fut transmise par ordre de l'empereur à tous les États chrétiens, cent cinquante-trois archevêques ou évoques assistaient à l'assemblée, sans compter un nombre a infini » d'abbés, d'archidiacres et d'autres ecclésiastiques. La même lettre signalait, avec la présence des princes et des seigneurs de l'Empire, auxquels s'étaient joints le préfet de Rome et plusieurs nobles Romains, celle d'ambassadeurs envoyés par les souverains d'Angleterre, de Danemark, do Hongrie, de Bohème *, et qui avaient adhéré, au nom de leurs

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