‹ La cour de Rome et l'esprit de réforme avant Luther;Chapitre 218 sur 357 · Voir cette lettre dans Pertz, Leg. II, p · texte numérisé non relu

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5. Vladislas IV, duc de Bohème, (années 1140-1174), avait reçu de Frédéric Barberousse, à la diète de Ralisboiine du 13 janvier 1158, le litre de roi-

maîtres, aux résolutions du concile. Mais c'étaient là presque autant d'indications mensongères, auxquelles Frédéric n'avait pas craint d'avoir recours pour frapper les esprits. Le roi d'Angleterre, en particulier, imitant en cela le roi de France, avait réservé sa décision *. Il en fut de même du roi dQ Hongrie. Quant aux prélats, on ne comptait tout au plus que cinquante archevêques ou évèques ^ dont la plupart étaient allemands, et parmi lesquels se trouvait le chancelier de l'Empire, Rainald, élu depuis peu par la protection de Frédéric à l'archevêché de Cologne. Gagnés d'avance aux vues de l'empereur ou cédant à Tintimidation, ces prélats se prononcèrent en faveur de Victor et rejetèrent comme illégale l'élection d'Alexandre. Encore cette sentence ne fut-elle rendue qu'après sept jours de délibérations. On la notifla à Victor qui avait attendu, à quelque distance de la ville, le prononcé du jugement. Le 12 février, il fît son entrée dans Pavie. Pour donner plus d'éclat à la décision du concile, Frédéric, qui, à Campo Grasso, avait refusé de s'humilier devant Adrien, rendit à Victor tous les honneurs exigés par le cérémonial romain. Il l'attendit au seuil de l'église cathédrale, lui tint l'étrier comme il descendait de sa haquenée, et, le prenant par la main, le conduisit vers l'autel où il lui baisa les pieds ^. Le lendemain, le concile, dans une dernière session, frappait d'anathème Alexandre et ses partisans ^, et Frédéric, de son côté, publiait un édit qui ordonnait à

Mais ce titre lui était personnel, et son successeur, Sobieslas II, ne prit que celui de duc. Le titre de roi de Bohème ne devint définitif que sous le pontificat d'Innocent III.

1. « lui (reges Francorum et Anglorum) sententia caute suspensa, donec rei tam scrupulosaB plenius veritatem agnoscerent » Willelm. Neubrig. rer, angl, 1. II, c. 9. Cf. Hagew. Frising. 1. II, c. 71. Le roi de Hongrie avait dû faire les mômes réserves : car, après le concile, Frédéric lui envoya des députés pour obtenir son adhésion. Voy. Bagew. Frising. ibid. c. 72.

2. « Quod PapisB vero scripserant !53 fuisse episcopos, non fuerunt nisi 44. n Fastradus Glarsvall. abbas episcopo Vcronensi, Watterich, t. II, p. 512. Otto Morena (Murât, rer. ital. t. VI, 1059) compte 9 archevêques et 38 évoques.

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