‹ La cour de Rome et l'esprit de réforme avant Luther;Chapitre 220 sur 357 · mars · texte numérisé non relu

mars

4. Baron, anno 1160, n» 41 et ss. — Floury. JUst, ecclés. t. XV, p. 90, 91. — Watterich, t. II, p. 493 et ss.

jour, il a voulu instituer un pape qui fût dévoué à ses entre prises *. »

En somme, avec Rome et les parties du nord de Tllalie où dominait Frédéric, Victor n'avait guère pour lui que TAllemagne et cette portion de la Bourgogne qui appartenait à l'Empire. Quant à Alexandre, indépendamment du roi de Sicile qui, dès le commencement, s'était déclaré en sa faveur, les souverains de France, d'Angleterre, d'Espagne, de Norvège, de Hongrie et jusqu'aux princes chrétiens de Terre sainte n'avaient pas tardé à le reconnaître -. Toutefois il ne fut accepté en Occident d'une manière définitive qu'à la suite d'un concile que, sur la fin de H60 ^ réunirent à Toulouse les rois de France et d'Angleterre, et dans lequel on procéda à une enquête sur l'élection des deux papes. Mais, de la part même des princes dont Alexandre avait obtenu l'adhésion, s'étaient produites des hésitations qui attestaient les progrès que faisait chez les souverains séculiers l'esprit d'indépendance à l'égard de l'Église romaine. A ce concile de Toulouse, les discours les plus hardis avaient été tenus en présence des deux rois. On avait dit que le mieux était de ne prendre parti pour aucun des deux papes*; que le siège apostolique avait toujours été à charge aux princes, et qu'il fallait profiter du schisme pour secouer le joug; que le schisme finirait nécessairement par la mort de l'un des deux rivaux, et que jusque-là l'autorité des évoques suffirait, en France comme en Angleterre, au gouvernement des églises *. En Orient même, où un cardinal avait été envoyé par Alexandre à titre de légat, s'étaient manifestées de semblables hésitations. Le roi de Jérusalem, Baudouin, avait proposé au clergé de son royaume, réuni en synode à Nazareth, de rester neutre entre les deux pontifes, et de recevoir le cardinal

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