Il arriya à Sens le 30 septembre
3. Voir Paschal. III, antip., Jaffô-Wattenbach, 22-26 avril 1164.
4. « Hoc (Victoris obilum) audiente cancellario (Reinaldo), Lueam ivit
élection, à laquelle n'avaient été présents, avec Tévêque de Liège, que quelques prélats italiens. L'empereur, qui depuis peu était rentré en Italie, se trouvait alors à Pavie. Prévenu de la Gn prochaine de Victor *, et commençant peut-être à douter de l'issue de la lutte qu'il avait engagée contre Alexandre, il avait pensé un moment à se réconcilier avec ce pape. Mais le chancelier, qui s'était trop ouvertement compromis pour ne pas craindre un changement dans la politique de Frédéric, et, avec lui, les cardinaux dissidents, qui craignaient eux-mêmes d'être traités par Alexandre comme l'avaient été autrefois par Innocent II les cardinaux d'Anaclet, avaient à dessein hâté l'élection *. Frédéric comprenait d'ailleurs que reconnaître Alexandre, c'était renoncer à ses projets de dominer l'Italie. Malgré l'irrégularité manifeste d'une semblable élection, entraîné par les circonstances, égaré par son ambition, il accepta Pascal et se décida à continuer la lutte '. Il chargea le belliqueux Christian de Buch, l'une de ses créatures, archevêque intrus de Mayence, qu'il nomma son chancelier dans la péninsule, d'imposer Pascal à l'Italie, et se prépara bientôt à repasser les monts pour aller lui-même l'imposer à TAllemagne.
Ce n'était pas sans raison que Frédéric avait hésité dans ses résolutions. La lutte qu'il prétendait poursuivre ne se présentait plus dans les conditions où il l'avait entreprise. En Allemagne les esprits commençaient visiblement à se tourner vers Alexandre, et, dans la Bourgogne impériale, où s'était rendu le chancelier Bainald en vue de gagner le clergé au nouvel antipape, peu s'en fallut que Pascal ne fût excommunié par les évêques de la province rassemblés à Vienne *. En
festinanter, et cum cardinalibus ipsîus Victoris secundo die elegit Guidonem in papam. » Marangon. Chron, Pisan. Pertz, ss. t. XIX, p. 250.
1. « Venions Luccam (Victor) egrotare cep it, noYemque diebus agonizans (Apr. 12-20) ad extrema perductus est. » Annal. Palid. Pertz, ss. t. XVI, p. 91.