‹ La cour de Rome et l'esprit de réforme avant Luther;Chapitre 229 sur 357 · Héfélé. Conc. t. VU. p. 442. Gf. ihid. p · texte numérisé non relu

Héfélé. Conc. t. VU. p. 442. Gf. ihid. p

rello avec Thomas Becket, il ne se déterminât à sévir contre le roi, le supplièrent d'user de modération à Tégard de ce prince. » Que votre sainteté, lui écrivait Gilbert, évoque de Londres, se garde de sévérités qui pourraient avoir pour résultat de détacher de votre obédience le roi et ses nombreux sujets. Nous et nos collègues de Tépiscopat, nous vous resterons sans doute fidèles. Mais croyez qu'on trouvera aisément un prélat disposée remplacer l'archevêque de Gantorbéry et à recevoir le pallium des mains de l'antipape. Croyez aussi qu'il ne manque pas d'ecclésiastiques tout prêts à déserter votre cause, à la condition d'être pourvus de nos sièges, et que plusieurs même, dans cette vue, poussent insidieusement au schisme ^ » Arnulf, évêque de Lisieux, écrivît de son côté à Thomas Becket que, si louable que fût son zèle pour le bien de la religion, il devait, dans les circonstances présentes, en contenir les effets et s'armer de patience. « Le roi, dans la conduite où il s'est engagé, disait-il, n'est pas seulement encouragé par le silence ou la cormplicité de certains prélats. Sous prétexte de défendre les intérêts du royaume et les légitimes prérogatives du roi, les seigneurs ont saisi avec empressement l'occasion qui s'offrait à eux de conspirer contre l'Église ; car ils sont persuadés qu'elle ne s'élève et ne s'enrichit qu'à leurs dépens *. »

Alexandre, qui dans l'intervalle avait atteint Montpellier où il avait séjourné quelque temps, venait en ce moment do s'embarquer pour l'Italie ^ Après avoir abordé, non sans péril, sur les terres du roi de Sicile, vers lesquelles il s'était dirigé d'abord, il arrivait enfln à Rome, où il était accueilli au milieu des démonstrations populaires et avec tous les honneurs dus au Père des fidèles ^. A plusieurs reprises, depuis son départ de

1. Voy. cette lettre dans Baron, anno 1166, n. 26 à 29. Bien qu'elle soit insérée par Baronius en l'année 1166, elle est manifestement de 1165 et parait être la réponse à une lettre qu'Alexandre adressait le 8 juin à résèque de Londres.

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