août 1265. Voir Jaffé-Wattenbach
4. Alexand. ep. 375 ad Ilenric. Remens, archiep., Migne. Il entra à Rome
Sons, il avait mandé au roi d'Angleterre de se réconcilier avec Thomas et de ne pas introduire, sous un titre mensonger, des nouveautés préjudiciables aux libertés de TÉglise ^ Mais les avis qu'il avait reçus au sujet de ce prince avaient éveillé sa prudence, et, malgré les justes motifs qu'il avait do sévir contre lui, il sentait qu'il le devait ménager. Par son mariage avec Éléonoro de Guyenne, l'épouse divorcée de Louis Vil, qui lui avait apporté en dot plusieurs provinces de France, Henri II se trouvait, avec Frédéric Barborousse, le souverain le plus puissant de la chrétienté, et, s'il eût embrassé le schisme, les conséquences les plus graves en pouvaient résulter pour le saint-siège. Ne voulant pas toutefois paraître abandonner Thomas, dont les intérêts étaient en définitive ceux de l'Église, le pontife, par des lettres du mois d'avril il66, le nomma son légat pour toute l'Angleterre et l'autorisa, en cette qualité, à user des sévérités canoniques* ; mais, en même temps, il lui insinua d'en user avec mesure et l'avertit « qu'il ne lui donnait aucun mandement spécial en ce qui regardait la personne du roi ^. »
Thomas, qui ne supportait qu'avec amertume son exil, n'eut pas la circonspection que lui recommandait le pontife. Après avoir adressé à Henri deux lettres moniloires qui ne servirent qu'à l'irriter, il condanlna l'écrit des coutumes, releva les évêques du serment qu'ils avaient fait de Tobsorver, frappa d'excommunication un certain nombre de soigneurs et de prélats qui s'étaient le plus ouvertement associés aux entreprises du roi, et menaça Henri lui-même, s'il ne venait à résipiscence, de le frapper d'aoathème *.
le 23 noyembre 1163. S'étant embarqué le 22 août, il avait rencontré en mer une flotte pisane et avait par crainte regagné le rivage pour ne repartir que plus tard. Voir, ibid. ep. 313.
1. £p. 350 ad Henricum regem. Cf. ep. 349, 372 ad Gilbert, episc. Londin.