‹ La cour de Rome et l'esprit de réforme avant Luther;Chapitre 245 sur 357 · Baron, anno 1073, n» 8. Cf. ibid. Pagii not. l · texte numérisé non relu

Baron, anno 1073, n» 8. Cf. ibid. Pagii not. l

4. Gervas. Chron. — Willelm Neubrig. 1, II, c. 33. GX. Baron, anno 1874, Pagii not. 7. Cette pénitence du roi eut lieu au mois de juillet 117^.

d'un différend qui, circonscrit au début entre le roi et Tarchevêque, s'était étendu en s'aggravant et était devenu un conflit entre le roi et le saint-siège.

La soumission du roi d'Angleterre ne tarda pas à être suivie de celle de Frédéric. Depuis les malheurs de sa dernière expédition en Italie, l'empereur avait tout préparé en vue d'y relever sa fortune. Avec autant d'habileté que de persévérance, il avait cherché à s'assurer dans cette intention le dévouement des princes et des évoques de l'Allemagne, et, dans le temps même que Henri II donnait ce gage éclatant de repentir sur la tombe de Thomas Beckot, il achevait de rassembler des forces à la tête desquelles, au mois do septembre 1174, il franchissait encore une fois les Alpes. Ces forces, à la vérité, étaient moins considérables que celles qui l'avaient accompagné huit ans auparavant. Si l'on y comptait encore un certain nombre d'évêques, plus d'un prince avait fait défaut, et il avait dû combler par des hommes de petite noblesse et par des mercenaires brabançons les vides féodaux de son armée *. S'écartant du plan qu'il avait adopté à sa précédente campagne, il se proposa d'abord de réduire les Lombards. Il déboucha par le comté de Maurienne et, après s'être rendu maître du Piémont, marcha sur la ville d'Alexandrie, qu'il était d'autant plus résolu à abattre qu'elle représentait l'union de la papauté avec les républiques italiennes. Il la tint six mois étroitement investie. Malgré les moyetis que déploya son habileté, malgré des cruautés systématiques qui rappelaient celles qu'il avait jadis exercées contre les Milanais, tous ses efforts échouèrent devant l'opiniâtre résistance des habitants, qui, secourus des milices de la ligue, le contraignirent, au mois d'avril 1175, d'abandonner cette entreprise. Se croyant toutefois assez redoutable pour imposer des conditions, il entra en négociations avec les communes confédérées. Mais celles-ci demandant que le pape fût compris dans la paix et exigeant en outre la restitution

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