Arnold Lnbec. 1. II. (Pertz, ss. t. XXI, p
3. Sire Raul. — Bosou. Vita Alexand. Watterich, t. II, p. 430, \?A.
Il so résigna à traiter et envoya des députés vers Alexandre, qui se trouvait alors à Anagni. De même que peu auparavant il avait entamé des négociations avec les Lombards sans vouloir y comprendre le pape, il tenta de s'accommoder avec le pape sans la participation des Lombards. Alexandre exigea à son tour que les Lombards et, avec eux, le roi de Sicile fussent compris dans le traité. Pour en hâter la conclusion, il résolut de so transporter lui-même dans la Haute Italie et d'y ouvrir les conférences soit à Bologne, soit en toute autre ville qui serait ultérieurement désignée. Il avertit de sa résolution le roi de Sicile, Guillaume II, et l'invita à se faire représenter à ces conférences; puis, quittant Anagni et passant par Bénévent, il gagna TAdriatiquo et s'embarqua pour Venise, qu'il atteignit, après une pénible traversée, le 24 mars 1177 *. De là il se rendit à Ferrare*, où il avait mandé les recteurs des cités lombardes. Les ayant réunis en l'église Saint-Georges, il les instruisit des démarches de l'empereur. Après avoir rappelé la longue et violente persécution que le saint-siège avait soufferte la part de Frédéric, son autorité méconnue, les canons demeurés sans exécution et les troubles de toute sorte que le schisme avait causés dans l'Église : « Dieu a enfin changé le cœur de l'empereur, ditil, et c'est un miracle de sa Providence qu'un prêtre vieux et désarmé ait pu triompher d'un souverain si puissant. Mais nous avons refusé de conclure sans vous la paix qu'il nous proposait. Vous avez partagé nos tribulations, et il nous a paru juste que vous fussiez de même participants à notre joie ^ » Alexandre n'était que depuis quelques jours à Ferrare, quand se présentèrent des ambassadeurs de Frédéric, venant déclarer que, selon le désir du pontife, leur maître était disposé
1. Boson. Vita Âlexand. Watterich, t. II, p. 432-434, 437. — Romuald, Salern. Chron,