‹ La cour de Rome et l'esprit de réforme avant Luther;Chapitre 269 sur 357 · GesL Tt'evir. archiep loc. cit · texte numérisé non relu

GesL Tt'evir. archiep loc. cit

pour vivre, d*agir en ravisseurs ^ » Il fit plus; il souleva contre Temporeur le puissant archevêque de Cologne, Philippe de Ileinsberg, dont les vastes domaines s*étondaient en Westphalie et sur la rive gauche du Rhin, et qui, mécontent lui-même de Frédéric, chercha à entraîner dans sa rébellion Tarchevêque de Trêves et le landgrave de^Thuringe ^. Obligé de retourner en Allemagne pour réprimer cette tentative de révolte, Frédéric, dans une diète à Gelnhausen, se plaignit avec véhémence de la conduite du pontife. Il déclara qu'il no souffrirait pas la diminution de l'honneur de l'Empire et osa ajouter que, s'il était des exactions contre lesquelles on dût protéger l'Eglise allemande, «c'étaient celles que commettait la cour de Rome et dont le produit servait à nourrir les chevaux dans les écuries des cardinaux ^. » Il ne se borna pas à CCS récriminations. Il fit garder les passages des Alpes pour empêcher toute communication entre la cour pontificale et l'Allemagne, pendant que son fils Henri, qui était demeuré en Italie, joignant aux forces allemandes de la Toscane les milices des cités alliées, se portait dans la vallée du Tibre et se liguait avec les Romains contre le pape *. C'était la lutte qui commençait. Urbain, qui l'avait vraisemblablement cherchée, résolut alors de frapper l'empereur d'excommunication. Les habitants do Vérone, dévoués à Frédéric, ne voulant pas que cette excommunication fût prononcée dans leur ville, le pontife dut se rendre à Ferrare pour y fulminer sa sentence; mais la mort l'y surprit avant qu'il eût exécuté sa menace \

Dans le mois où mourait Urbain, en octobre 1187, la nouvelle de la bataille d'IIiddin, où les défenseurs de la Terre sainte avaient été décimés, et bientôt celle de la prise de Jc-

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