‹ La cour de Rome et l'esprit de réforme avant Luther;Chapitre 270 sur 357 · Arnold. Lubec. 1. III, c · texte numérisé non relu

Arnold. Lubec. 1. III, c

2. Annal. Magdeb, — Annal, Pegav. Cf. ZeUer, Hisl. d*Allem, t. IV, p. 372-

3. Lettre déjà citée de l'archevêque de Magdebourg, Watterich» ibid. p. 677. — Arnold. Lubec. 1. IIL c. 18.

4. (Mst, Trevir. archiep. — Arnold. Lubec. 1. IJL c. 17, — Annal, Ceccan.

5. Arn. Lubec. 1. III, c. 19. Urbain III mournt le 20 octobre 1487.

rusalem par Saladin ^ se répandaient en Italie. Ces nouvelles, dont s*émut tout TOccident, arrêtèrent le conflit déjà engagé entre le saint-siège et TEmpire. Frédéric fît rouvrir les passages des Alpes, et Henri suspendit les hostilités dans les États de l'Église ^, Le pieux cardinal Albert de |Morra, qui remplaça Urbain sous le nom de Grégoire VIII, était digne par ses vertus du rôle que les événements imposaient au chef de l'Église ^. Il fit transmettre à Tempereur des paroles de paix ^ et adressa à tous les fidèles une encyclique dans laquelle, attribuant la perte de Jérusalem à une punition du ciel qu'irritaient leurs coupables divisions, il les exhortait à apaiser la colère divine par la pénitence et à unir leurs forces pour reconquérir les Lieux saints '. De Ferrare, où avait eu lieu son élection, il se rendit à Pise, qui était alors en guerre avec Gènes, en vue de réconcilier ces deux républiques rivales et d'obtenir le concours de leurs flottes pour l'expédition de Palestine. Mais il ne devait pas voir l'accomplissement des desseins qu'il avait conçus pour la paix de l'Europe et le salut de Jérusalem. Une fin trop prompte l'enleva à l'Église et au monde après deux mois de pontificat K Héritier de la pensée, sinon des vertus de son prédécesseur, le cardinal-évôque de Palestrine, Paul, que les cardinaux réunis à Pise portèrent au saint-siège sous le nom de Clément III, donna d'abord ses soins à l'œuvre de la croisade ^ Il ordonna des prières publiques dans toutes les églises de la catholicité, et des légats, envoyés par lui sur les divers points de l'Occident, furent chargés de prêcher la guerre sainte *. Un mouvement de foi et d'enthousiasme, qui rappelait l'élan de la première croisade, traversa la chrétienté.

1. Ce fut le 3 octobre 1187 que Jérusalem tomba au pouvoir de Saladin.

2. Robert, altissiodor. Ctvronolog, — Annal. Roman, (Pertz, ss. t. V, p. 479.)

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