Annal. Colon* max
0. « Nuntii AlamaniaB veneruul ad Odonem, qui dixcrunt ei totam Alamaniam rebellatam fore. » Annal. Ceccan.
A son tour, il invoqua les libertés de TEmpire que menaçaien l les prétentions pontificales, et, réunissant dans deux diètes successives * les princes encore nombreux qui lui étaient fidèles, obtint d'eux rengagement de le soutenir contre le pape et contre le rival que celui-ci voulait lui opposer^. La guerre, qui avait déjà commencé en Allemagne entre les deux partis, se poursuivit dès lors avec plus d*énergie. Cependant Frédéric, chez qui la grande jeunesse n'excluait ni l'ambition, ni le courage, avait accepté la couronne encore incertaine qui lui était offerte, et, après avoir fait sacrer un fils au berceau, nommé Henri ', qu'il avait eu de Constance d'Aragon, s'était déterminé à quitter la Sicile pour aller enlever l'Empire à celui qui avait voulu lui ravir un royaume. S'étant d'abord rendu à Rome *, il avait conféré avec le pape, à qui, selon toute vraisemblance, il avait promis, s'il parvenait à l'Empire, d'abandonner la Sicile à son fils et de cesser d'être roi en devenant empereur *. De Rome, il s'était enlbarqué pour Gênes, avait traversé la Haute Italie, malgré les Milanais qui avaient tenté de le surprendre, puis, après avoir franchi les Alpes,
\. A Francfort et à Nuremberg, mars et mai 1212.
2. Voy. dans Pertz, Leg, t. II, p. 218 à 220, le texte des engagements pris par le margraye do Misnie et le duc de Bavière. Le premier de ces actes, dont l'autre est, à peu de chose près, la répétition, commence ainsi : « Predictus marchio Misnie, flde data, promisit et juravit quod .. domino imperatori assistet et eum juvabit, specialiter contra papam Innocentium, in présent i discordia. » Ces actes sont datés du 20 mars 1212.
3. Vers février 1212. Huillard-Bréholles, HisL dipl. de Frédéric 11, t. I, p. 200, note 1.