‹ La cour de Rome et l'esprit de réforme avant Luther;Chapitre 50 sur 357 · Ep. III, 4 (sept. 1075) ; cf. ep. VIII · texte numérisé non relu

Ep. III, 4 (sept. 1075) ; cf. ep. VIII

î. Ep. I, 69, 86; ep. coll. 7. Cf. ep. I, 80.

3. Déjà, sons le pontificat d'Alexandre, 11 rappelait lol-méme cette obligation aux métropolitains. Yoy. dans Baron, anno 1070, n* 23-26, nne lettre qu'il écrîTait à ce sujet au nouTel archevêque de Gantorbéry, Lanfranc, qui avait fait demander le pallium à Rome par ses légats.

soustraire les abbés à la juridictioa des évèques, comme les évoques à celle de leur métropolitain *? »

Aux souverains séculiers on le voit adresser également, dans ses lettres, les avis et les exhortations. « Administrez votre royaume selon Dieu, mandait-il au roi de Danemark, et montrez à ceux qui vous doivent obéissance que vous êtes vous-même soumis à la justice. » A tous il dit de respecter Téquité, de protéger la faiblesse et de secourir l'infortune, de se conduire enfin de telle sorte qu'on puisse croire, selon le mot de l'Écriture, que c'est Dieu qui règne par eux *. La même soumission qu'il exige des évêques, il la demande aux princes. Pour mieux les contraindre à s'acquitter de leurs devoirs, il voudrait qu'ils fussent dépendants du saint-siège, non pas seulement comme'chrétiens, mais comme rois. C'est ainsi qu'il donne, au nom de saint Pierre, la couronne de Russie au fils du souverain régnant, venu alors à Rome, et qui jure entre ses mains fidélité à l'Apôtre •. Il confère le titre de roi au duc de Dalmatio, qui s'engage, pour lui et pour ses successeurs, à payer chaque année un tribut à l'Église romaine *. En dehors des États normands d'Italie déjà placés dans sa vassalité, il réclame, comme fiefs du saint-siège, la Hongrie, le Danemark, prétend également avoir des droits sur l'Espagne, alléguant qu'avant la conquête des Sarrazins, elle appartenait à saint Pierre *. Il voudrait, en un mot, que le pape, guide et juge des rois, en fût aussi le suzerain. Cette suzeraineté, il ne la revendique pas uniquement à des titres qu'ont pu établir les événements, ou comme héritier dos droits qu'il croit avoir été transmis par Constantin au chef de l'Église; il la tient de plus haut. « Le Christ, écrivait-il au mois d'avril 1075, a substitué son règne dans le monde à celui

l.Ep. 11,69.

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