Bnino, De bello saxon, c
4. Voir Taote d'accuBation produit contre Henri au synode de 1080 par let dôputéi de Rodolfe. Manai, Ccnc. t. XX, p. 630.
DigitizecLby
core une fois compromis, le désir de mettre fin à une guerre qui désolait l'Allemagne, déterminèrent Grégoire à prendre parti. Dans un nouveau concile qu*il réunit à Rome au mois de mars 1080, il rappela la conduite tenue par Henri depuis l'entrevue de Canossa, ses engagements violés, les obstacles apportés par lui à la mission de ses légats, et, le déclarant pour la seconde fois déchu de la couronne « à cause de son orgueil, de sa désobéissance et de sa fausseté ». reconnut Rodolfe comme roi. Après avoir prononcé cette sentence, s'adressant, dans une sorte d'invocation, aux apôtres Pierre et Paul : « Faites, s'écria-t-il, que, par la chute d'un monarque impie, le monde entier sache et comprenne que, si vous avez ôté souvent aux indignes et aux pervers les évêchés, les archevêchés et les patriarcats, pour les donner à des hommes religieux et sages, vous pouvez de même ôter et donner à chacun, selon ses mérites, les duchés, les royaumes et les empires * t »
L'effet produit en Allemagne par cotte seconde déposition de Henri IV fut tout différent de celui que la première avait causé. Au lieu d'une impression de stupeur, elle y provoqua un sentiment de révolte. Par les termes de la déclaration qui avait suivi cette sentence, Grégoire revendiquait ouvertement pour le saint-siège le droit de disposer des royaumes et des possessions féodales, comme des plus hautes dignités de l'Église. L'aristocratie séculière se jugea menacée et commença de revenir vers Henri, dont elle sentit que les intérêts étaient les siens. La même raison ramena au monarque la plupart des évêques qui l'avaient abandonné *. Encouragé par le mouvement qui se manifestait en sa faveur et qui affaiblissait d'autant la cause de Rodolfe, Henri prit une décision extrême. Imitant de nouveau et dans toute leur hardiesse les procédés des Henri III et des Otton P', il résolut d'opposer