‹ La cour de Rome et l'esprit de réforme avant Luther;Chapitre 66 sur 357 · mars 1084. Voir, à cette date, Jaffé- Wattenbach · texte numérisé non relu

mars 1084. Voir, à cette date, Jaffé- Wattenbach

5. Tous les chroniqueurs s'accordent à dire que ce fut du château Saint- Ange que Grégoire envoya un dernier message à Bobert Guiscard. Mais ^ d'après les uns, Guiscard aurait regu ce message en Grèce et, d'après les autres, en Italie. Il ne parait pas douteux que Guiscard ne fût depuis quel-

do forces supérieures, composées de Normands, de Grecs et de ces Sarrazins de Sicile qui, depuis la conquête de Tilc par les chrétiens, avaient accepté la domination normande. Il contraint, par la seule terreur de son approche, Henri et l'antipape à s'éloigner en hâte de Rome, y pénètre à son tour, marche droit au château Saint-Ange, d'où il ramène Grégoire au palais de Latran, et, comme lesVRomains, redoutant les excès de ses soldats, s'apprêtaient sur quelques points à résister, met à feu et à sang plusieurs quartiers la ville *. Mais les violences de Robert Guiscard avaient achevé de tourner contre Grégoire l'esprit de la population, qu'avaient déjà gagnée en partie les largesses de l'empereur et qui, lasse des maux qu'elle avait soufferts, reprochait au pontife son opiniâtreté. Craignant pour sa sûreté, Grégoire se détermine à quitter Rome à la suite de son farouche libérateur et se rend à Salerne, oii, après avoir frappé une dernière fois d'anathème Henri et l'antipape ^, il ne tardait pas à mourir le 25 mai 108S.

Peu avant que Grégoire expirât, Henri retournait en Allemagne, revêtu du titre d'empereur, pendant que sa créature Guibert revenait siéger à Rome comme pontife ^ L'issue de ce long et terrible conflit semblait favorable à Henri, et le monarque allemand pouvait croire avoir restitué à l'Empire son autorité sur l'Église et sur le saint-siège. Mais ce n'était là qu'une apparence. En réalité, Grégoire et, par lui, la papauté avaient vaincu à Canossa. Ce n'était pas seulement le plus puissant des souverains séculiers qui avait alors cédé devant le saint-siège; c'étaient aussi les évêques rebelles qui.

que tomps revenu en Italie pour défendre ses États qu*il croyait menacés par Henri IV, mais il avait laissé des troupes en Grèce sons la conduite d'un de ses fils et se préparait à le rejoindre; de là sans doute la confusion faite par certains narrateurs. Voy. Malaterra, Hist. sic. 1. III, c. 33. — Wido ferrar. episc De scismate Hildebrandi, 1. I. — IlugoPlavin. Chron. 1. II. — Bernold. Chron, anno 1884. — Petr. Chron. cas. 1. III, c. 53. i. Gregorovius, Storia di Roma, t. IV, p. 285 et ss.

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