Bernold. anno
lalie, gàgnéo comme la Franco par l'élan de la croisade, se déclarait partout pour Urbain. Il rentra à Rome comme en triomphe *. A son approche, la plupart des partisans de Guibort prirent la fuite. « Unissez-vous à nous pour rendre grâces à Dieu, écrivait-il vers le mois de février 1097 à Tarchevèque de Lyon. Rome presque entière est aujourd'hui en notre pouvoir; ses habitants et ceux des provinces voisines nous ont juré fidélité. Nous avons rencontré ici sécurité, honneur et allégresse. ^ » Henri, qui ne se croyait déjà plus on sûreté à Vérone, apprenant que TAllomagne même s'agitait contre lui, craignit de perdre TAllemagne comme il avait perdu ritalie, et, avec le secours du duc de Bavière redevenu son allié, se hâta de repasser les Alpes pour veiller aux intérêts de sa couronne menacée '.
Urbain se trouva ainsi, à son retour à Rome, plus maître dans la péninsule qu'il ne l'était avant de l'avoir quittée. Il alla bientôt dans le sud do l'Italie répéter ce qu'il avait fait en Lombardie et en France. Au mois d'octobre 1098, il tint à Bari un concile qui ne comptait pas moins de cent quatrevingt-cinq évêques et dans lequel, ainsi que dans les synodes précédents, il publia des décrets de réforme et parla sur la croisade ^. L'archevêque de Cantorbéry, Anselme, que
i . c Cum magna gloria et tripudio. » Bernold. anno 1097.