Zeller, Hist d^Allemagne, t. III, p
pour son successeur *. Mais toiles étaient ses défiances, qu'il exigea do celui-ci le serment solennel de n'attenter ni aux droits, ni à la vie de son père^. Guibert, qui était alors à Ravenne, s'efforça, de son côté, de susciter à Rome, durant l'absence du pontife, un mouvement contre lui ^.. Ce ne fut qu'une vaine tentative, et il suffit qu'Urbain reparût dans Rome, pour que le château Saint-Ange, dernier refuge des guibertistes, tombât en son pouvoir *.
Urbain ne connut que les premiers résultats de cette croisade à laquelle il devait une autorité que Grégoire lui-même paraissait ne pas avoir obtenue. Il put savoir que Nicée, puis Antioche, avaient été prises par les croisés. Mais, enlevé par la mort le 29 juillet 1099, il ne lui fut pas donné de connaître que la cité sainte elle-même était en la possession des chrétiens. Trois mois avant sa mort, il avait tenu dans l'église Saint-Pierre un concile *, où. il avait renouvelé l'anathèmo contre l'antipape et ses partisans et rappelé les décret» sur la simonie et le concubinat ecclésiastique, comme sur les investitures. Plus explicite sur ce dernier point que ne l'avait été Grégoire, il avait, dans ce concile, défendu expressément, sous peine d'excommunication, les hommages prêtés aux princes par les êvêques. « On ne pouvait admettre sans horreur, avait-il dit, que des mains destinées à toucher le corps du Seigneur fussent contraintes à toucher d'autres mains que souillaient la luxure, les rapines et le meurtre ®. » D'après ces déclarations, Urbain ne se contentait pas d'interdire aux princes cet acte de l'investiture par lequel ils dispo-