LES ENFANTS, LES PËRES ET LES MAITRES
Dans le collège de Tivoli, tenu par quelques religieux à Bordeaux, un enfant a été frappé ; la mère craintive a. porté plainte, l'opinion s'est émue, la justice a été saisie, les tribunaux ont condamné, et voilà l'Église ou Dieu môme en question ! En vérité, n'est-ce pas singulièrement se jouer de la crédule incrédulité du public ?
Depuis huit jours, les feuilles révolutionnaires n*ont pas d'autre thème. Elles l'exploitent avec une obstination coupable ; elles le développent, le commentent et rétendent avec une malveillance criminelle. Évoquant des fantômes, agitant les passions, elles nourrissent évidemment l'espoir, qui n'est que trop justifié, de fournir à Timpiété de nouveaux triomphes.
Nous voulons, sans rien atténuer ni déguiser, dégager ici comme toujours la responsabilité de l'Église qu'on met faussement en cause, et sauver la dignité de la foi en montrant que ces écarts, devant lesquels rimagination recule effrayée, loin d'être inspirés pa la doctrine catholique, sont, au contraire, le fruit de son plus redoutable et plus subtil adversaire : l'ultra-, montanisme. Il est donc temps et grand temps, ainsi que nous ne cessons de le répéter depuis trois ans, que l'Église se sépare de ce dangereux allié à la veille de
devenir son mattre, et qu^elle rejette de son sein ces obstinés sectaires.
Oui, sectaires, car en épousant jusqu'à la mortie la conscience des doctrines qui ne sont pas celles de l'Ëglise, aGn de les propager dans le monde et de les faire triompher à tout prix, les ultramontains ont contracté Tesprit de secte et l'ont inculqué autour d'eux. C'est ce que nous montre trop bien Taffaire de Bo^ deanx.
Tout est instructif, mais étrange dans ce déplorable procès : les enfants, les pères et les maîtres. C'est une affiliation. Us se savent, non pas complices, mais solidaires, et l'on sent peser sur eux comme le pouvoir occulte d'une intimidation ou d'une menace. Ils s'abjurent eux-mêmes, enveloppés dans une atmosphère de restrictions, de contradictions et de mensonges. Ce qu'ils ont écrit, ils le contestent; ce qu'ils ont signé, ils le nient. Partout une contrainte qui fait froid, une dissimulation qui fait peur. Du fanatisme sans piété; beaucoup de foi, pas de morale ; de Fassurance et nulle dignité I
D'oii vient cela î II est visible qu'ils ont besoin les uns des autres. Ils se tiennent, c'est une Ligue. Les maîtres guident les pères, qui mènent les enfants, et tous ensemble prétendent à conquérir et à posséder le monde. Que parlez-vous de Barbistes, de Polytechniciens, de Normaliens? Et que sont ces associations au prix de celles des ultramontains qui possèdent déjà, et
ils S'en vantent, les hautes écoles et la haute administration, la magistrature, la marine et l'armée, qui nomment partout vos inspecteurs et vos examinateurs pour s'assurer la place et le contrôle, et qui, chaque année, se réunissent, à la joie des simples, devant les mêmes autels, moins pour adorer le même Dieu que pour resserrer le faisceau î Ne sont-ce pas eux qui font les bonnes affaires et les beaux mariages, qui administrent les consciences et les bourses?
Le devoir d'un bon père de famille qui songe un peu au présent, beaucoup à l'avenir, est donc d*être avec eux, et, quand il y est, d'y rester à tout prix. Pour lui c'est le repos, c'est l'honneur et la vie. Dans nos gentilhommières du Midi, nul individu bien né ou prétendant l'être ne voudrait, pour un empire, être éloigné de la Congrégation. Ainsi s'explique ce singulier procès plein de contradictions et d'enseignements.
Voyons les enfants :
Dans l'instruction, le jeune de Connat déclare qu'un a Père fouetteur » s'est présenté à lui, au cachot, et lui a dit : « Je suis l'exécuteur ; quant à moi, je ne vous en veux pas, mais ma charge est de vous fouets ter », et qu'à la suite de cette déclaration, le Père l'a fouetté jusqu'à déchirer ses vêtements. Tout cela est écrit, attesté, signé par le déposant. A l'audience, tout change. Il explique lui-même comment il a pu et dû déchirer ses vêtements. « Voilà une version, lui dit le président, qui n'atténue en aucun cas les meurtris-
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sures dont voas avez signalé les traces noires sur votre corps à onze jours de date de cette correction. Voyous, De vous aurait-on pas engagé à atténuer^ à modifier votre première déposition ?
R. Monsieur, on m*a laissé libre. » (Mouvement dans l'anditoire.)
Après lui vient un descendant bien descendu de Simon de Montfort ; c'est évidemment un enfant gâté, nei'veux, qui se croit tout permis ; sa bizarrerie touche à la folie. Il a la volupté de la souffrance, ce qui serait admirable s*il y joignait en même temps la volupté de la sincérité et de la raison. Mais on va voir à quelle âme tristement complexe on a affaire. Voici textuellement sa déposition :
Léon de Montfort, treize ans et demi, élève du collège des Jésuites. — L'année dernière, au mois de juillet, j'observai que, depuis quelque temps, j'allais bien mal en classe. Je demandai au Père sous -préfet de me donner en correction soixante coups de discipline.
D. Mon enfant, vous êtes bien recoller le plus étrange de France ; quoi, vous demandez qu'on vous applique des corrections, et soixante coups seulement de discipline ?
R. Oh ! je n'ai pas reçu soixante coups. J'ai exagéré peut-être, et je ne me suis pas bien rendu compte.
D. Mais n'avez-vous point pleuré ?
R. Non, monsieur.
M. r avocat impérial^ au témoin. — Vous avez dû bien remercier votre professeur ?
L'enfant ne répond pas à cette interpellation et jette sur le magistrat un regard superbe de dédain.
Jlf . le président. — Voyons, de Montfort, je vous rappelle la promesse que vous m'avez faite de dire l'exacte vérité. Il est reconnu que vous avez été frappé par les Pères, et le Père Commire a même rapporté cette convention intervenue entre vous deux par laquelle, pour vous sauver Vhonneur^ ce sont ses termes, il ne devait pas être parlé de votre châtiment. N'est-ce point, quand vous parlez comme vous faites, que vous vous croyez lié par cet engagement ?
R. Mais non, monsieur.
D. Il y a, toutefois, entre votre déposition d'aujourd'hui et celle que d'abord vous aviez faite, une nuance bien appréciable. Vous disiez une première fois : c J'ai f accepté de recevoir soixante coups de discipline », et maintenant, vous avez demandé cette correction, dites-vous. Pourquoi ces variations?
R. Mais, monsieur, en ces matières, qui accepte demande !
Si cette casuistique d'un enfant de treize ans a quelque chose qui déconcerte et qui effraye, la réponse suivante d'un enfant de douze ans et demi atteste une telle puissance de ruse, ou plutôt une subtilité si précoce, que l'imagination en reste comme anéantie :
De LongUj douze ans et demi, élève du collège des
Jésuites. — Je n'ai jamais été maltraité par les Pères jésuites, et je ne puis que dire qu'ils ont été toujours très-bons pour nous.
D. Comment? Mais voilà votre déposition écrite, où vous déclarez avoir été frappé et maltraité. Quelle est celte nouvelle attitude que vous prenez î
R. Quand j'ai accusé les Pères de m'avoir battu, j'ai menti.
D. Vous mentiez, et vous donniez ces détails circonstanciés que, pour avoir appelé votre professeur asperge, on vous avait enfermé dans un cachot qui n'était point le même que celui ou Ségéral a été enfermé ; qu'il était infect ; que vous aviez été battu jusqu'au sang avec un martinet à manche I On n'invente pas de telles choses, et, pour n'avoir pas été fouetté, ■ je vous trouve bien au courant de la façon dont on s'y prend.
R. J'étais en colère quand j'ai dit cela. J'avais été puni le jour même ou jç fus entendu.
D. Mais le jour oii vous disiez les mêmes choses à Ségéral, le lendemain du jour où des coups lui avaient été portés, vous n'étiez pas déjà en colère. On ne vous avait pas encore puni ? Voyons, avez-vous dit à Ségéral que vous aviez été frappé?
R. Monsieur, je ne lui ai pas dit que je ne Vavais pas été, (Rumeurs dans l'auditoire.)
Voilà pour les enfants élevés dans les « plus pures doctrines romaines. » Passons aux pères. Ils trahissent
surtout la terreur dans laquelle ils sont que leur fils, après un pareil scandale, ne soit obligé de quitter la maison.
Naturellement ils accusent leurs enfants d'êti'e fourbes, menteurs, mauvaises têtes. Encore un peu ce sont les enfants qui auraient fouetté les bons Pères !
Voici d*abord madame de Longa :
— Je vois mon fils à l'école de Tivoli au moins tous les huit jours, dit-elle. S'il eut été frappé par les révérends Pères, je Taurais su. Je suis donc certaine qu'il a menti et qu'aujourd'hui il dit la vérité.
D. Mais, madame, votre fils disait avoir été frappé à un endroit qui ne se voit pas au parloir. Vous auriez pu ignorer cette correction qu'il aurait subie, et que, par un sentiment facile à comprendre, il vous aurait cachée.
R. Monsieur, mon fils me dit tout. Il ne m'a jamais dit cela. C'est un enfant à imagination ardente. Je suis persuadée qu'il a menti en accusant ses maîtres. D'ailleurs, ses maîtres l'auraient corrigé...
M. le président. — Vous ne voulez assurément pas dire, madame, que si ses maîtres l'eussent mis en sang, eussent déchiré sa chemise, étouffé ses plaintes, vous auriez approuvé cela ?
R. Non, monsieur; mais...
M. le président. — Cela suffit, madame. Il n'y a pas un cœur de mère qui pût faite une autre réponse.
Mais le père, qui sait mieux encore, comme officier
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de marine, rîmportance qu'il y a pour son fils et pour lui à conserver la protection des maîtres à qui il a confié son éducation, cherche à les disculper même des coups qu'ils ont portés. Ils en avaient, dit-il, le droit et le devoir. Écoutons sa déposition douloureusement instructive.
M. Elysée de Longa, cinquante ans, ancien officier de la marine impériale, demeurant à Bordtaux. — J'ai mis mon fils en pension chez les révérends Pères jésuites de Tivoli, et je leur ai donné tous les droits de correction sur lui. Je ne crois pas qu'ils raient jamais frappé ; mon fils ne me Ta jamais dit. Mais, s'ils l'avaient fait, convaincu que c'eût été pour son bien, je les en aurais remerciés.
M. le président. — Témoin, que voulez-vous dire? Admettez-vous donc que ce soit un bon moyen d'éducation de corriger les enfants en les frappant ?
R. Oui, monsieur, quand il y a lieu.
M. le président. — Monsieur, un maître qui frappe un enfant ne le corrige pas, il l'abrutit. Ne pensez pas, d'ailleurs, que le père ait le droit de battre son enfant; la loi interviendrait alors pour protéger l'enfant. Vous n'aviez donc pu déléguer aux Pères jésuites un pouvoir que vous-même n'avez pas.
R. Monsieur le président, mon fils a l'imagination très-vive ; il invente, il menl souvent. C'est une nature particulière qu'il faut redresser de bonne heure, et j'aime mieux que mon fils soit fustigé h douze ans que
8*il devait être à trente ans un malhonnête homme.
M. le président. -^ Mais admettriez-vous donc, monsienr, qu*on eût agi envers votre fils comme on l'a fait envers le jeune Ségéral? que Ton eût déchiré sa chemise, étoutfé ses cris et blessé ses reins et ses cuisses?
R. Oui, monsieur, s'il l'avait mérité.
M. le président. — ^Allons, monsieur, vous vous croyez encore à votre bord ! Ce n'est pas ainsi que l'on peut espérer former Tintelligence et le cœur des enfants. (Applaudissements dans l'auditoire.)
M. le président. — Je vous invite au silence, messieurs, je ne cherche pas vos applaudissements. Toute marque d'approbation ou d'improbation est ici une inconvenance, et, pour moi, j'ai seulement exprimé, selon mon devoir de président, et comme un bon père dé famille, comme un honnêle homme , des sentiments qui sont dans la naiure.
Mais loin de s'émouvoir, M. de Longa, que quelque vœu secret lie sans doute à la cause ultramontaine, remercie plus vivement que jamais ceux qui ont battu son fils. C'est donc le droit du père de famille qu'on a voulu poser et affirmer ici, pour enlever aux actes incriminés leur caractère délictueux. Quant à M. de Montfort, nous ne dirons pas qu'il renchérit sur son fils ; ce ne serait point possible ; mais il avoue que désespérant d'en rien faire, il a dû le confier les yeux fermés aux Pères de Tivoli. Voici sa déposition :
If. de Montfort père, demeurant à Narbonne. — Je
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confirme la déposition faite par mon fils dans l'instnic- \ lion parce que je ne doute pas de sa sincérité. Mon ' fils est d'un tempérament exceptionnel. Non-seulement ^ il est capable de réclamer une punition corporelle qtfil croirait avoir méritée^ mais même je l'ai surpris le corps ceint d'une discipline avec laquelle il se fusti- I geait lui*>méme quand il jugeait devoir le faire. [ M. le président. — Ceci, monsieur, passe toute mej sure. Si votre fils en est là, je vous engage à le surveiller de très-près, car ce sont là des actes de folie.
Le témoin. ■— rsLi été, monsieur, très -affligé de cette découverte. Cependant, j'ai dû vous faire connaître la vérité. Le caractère de mon fils est ainsi, fajoute que j'aurais désespéré de le cultiver moi-même comme il convenait, et que je sais un gré infini au révérend Père Roux des soins qu'il lui a prodigués et qui ont obtenu des résultats excellents. Je suis si reconnaissant à ce Père, que, où il ira, je confierai sans hésiter et aveuglément mon fils à sa direction.
Il y a peu de réflexions à faire sur les instituteurs d'une pareille jeunesse. Le principal coupable, le Père Commire, sous-préfet des études, interrogé par le président, ne nie pas précisément les faits à sa charge ; il se contente de répondre : c Le cas n'est pas niable » ; quant au fait d'avoir reçu Tordre ou la charge de fouetter les enfants, il le nie positivement, absolument.
— En frappant le jeune Ségéral, lui dit le président,
VOUS avez obéi, n'est-ce pas, ï. un ordre du Père de h Juddie et rempli un devoir de votre charge ?
R. Non, monsieur. Je n'avais pas reçu d'ordre di Père de la Juddie. J'ai infligé la correction après eo^ tente avec ce Père, mais sans ordre de sa part.
D. Mais le Père de la Juddie est votre supérieur. 1 n'a donc pas à s'entendre avec vous. Il vous donot des ordres que vous exécutez.
R. Le Père de la Juddie est sans doute le préfet des études ; mais, pour une correction de ce genre^ h hiérarchie n'existe pas ; aucun ordre ne m'a été donné, et on m'en aurait donné un que j'aurais été parfaitement en droit de ne pas y obéir. J'ai agi de mon propre mouvement, après m' être entendu avec le Père de la Juddie.
D. Il serait d'autant moins étonnant que Ton vous eût donné un ordre, que cet office rentrait, avezvous dit, dans votre charge.
R. Oh ! non, monsieur. Si f ai dit cela^ je le rétracte. C'est inexact.
L'avocat,— \ous ne pouvez pas rétracter cela, monsieur Commire. Vous l'avez écrit et signé. Je lis, en effet, dans votre déposition recueillie par l'instruction, et en tête : « Par la nature de mes fondions, j'ai le pénible devoir d'infliger aux élèves les corrections qu'ils ont méritées; » plus lom : or Je dis à l'enfant de se déshabiller pour recevoir la punition qu'il était de nia charge de lui donner. » Et vous avez signé.
R. Oui, monsieur, mais à tort. Pavais eu tort de dire cela à M. le commissaire, el j'ai eu tort de le signer. Du reste, mon inexpérience complète des choses judiciaires explique cela...
Arrêtons-nous. Le Père de laJuddie,préfetdes éludes, regrette, déplore, tout ce qui est arrivé. Il n'est vraiment pas impliqué dans l'affaire. S'il a donné l'ordre de fouetter le jeune Ségéral, il n'a pas commandé qu'on lefit brutalement, jusqu'au sang, bien qu'il ait assisté, assure-t-on, le Père Commire.Dans tous les cas, il croit à Tefficacité des châtiments corporels.
— Et le fait de Montfort ? lui dit le président.
R. Il a été exagéré. De Montfort n'a pas reçu soixante coups de discipline, et ce qu'il en a reçu, il l'avait demandé. C'est un enfant très-singulier, trèsextraordinaire. Il lui arrivera, par exemple, au réfectoire, à l'étude, au milieu du silence, d'entonner la préface de là messe, ou le Kyrie eleison. Sa nature ne se peut comparer à aucune autre. La correction quHl dvait acceptée l'a rendu beaucoup plus docile.
Voilà l'éducation selon les bons principes ! Nous n'avons rien à en dire : la France jugera. Mais n'estil pas vrai qu'il y a deux peuples dans le peuple, deux nations dans la nation ? Telle est la source de nos déchirements ; telle est la cause de nos révolutions.
Comment, en présence de ces faits, abandonner sans contrôleia conduite de l'enseignement ? Ne voit-on pas que les ultramon tains, plus forts que la plupart de
nos évêques, s'implantent dans les diocèses sans eux, contre eux ou malgré eux, et tournent les esprits des pères, des mères et des enfants, vers les idées les plus fanatiques ? \ oyez Longa! Voyez Montfort! Quelle leçon ! ]»
La leçon ne saurait porter fruit. Les jésuites sont les maîtres. Ils tiennent le Midi, ils envahissent le Nord. Partout la France est divisée. Par convictionou calcul, les familles continueront à leur conBer leurs enfants : car sous tous les régimes leur vaste organisation subsiste, embrassant l'administration, la magistrature, Tarmée, et assurant à tous leurs élèves restés leurs amis, les plus belles places et les meilleures dots. La révolution peut les disperser; elle ne saurait les vaincre. Admis dans tous les camps, alliés de tous les partis, dès qu'un ordre quelconque renaîtra, ils en seront les premières assises. Tout gouvernement nouveau cherchant des appuis, a besoin de leur concours. Ils rentreront, et forts de l'infaillibilité, ils entretiendront en France cet esprit fanatique, illibéral, qui provoque le jacobinisme, et, de révolutions en révolutions, nous mène infailliblement au tombeau.