‹ La cour de Russie il y a cent ans 1725-1783: extraits des dépêches desChapitre 4 sur 6 · SÈ · texte numérisé non relu

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t0-pa8 fmppé . d'an ^ coup de poigniHtd, dé^espété de ii'ayoil' pas . été préféré... Là blessjife n'est pajs mortelle, mi^is quoiqu'on^ . se soit efforcé de cacher à Fim- . pératriçe. le motif réel def. cet acte- de \ folie , pourtant cela n'a pas laissé. 4e' fui. donnei- :be9,licôup . d'ii^quiétude^ et Q^k.àera probablement .cause que 'Kprs^-kow restera dans sa place jusqu'à ce que le printemps soit .Un peu plus' avancé. ■ Poteriikiri et 'Madame Bruce- n'agissent plu^ de concert;, et lé prince "çst si jaloux, de l'influencQ que cette dame a .afcquise sur sa maîti^esse, qtfil fait tous ses effortè pour mettre à sa place une cousine dii' . maréchal Rôinanzow. Madame Bruce s'est '"par mallieur yiojemment éprise de KoTsàko^, ce qui aidera 1}eauGoiip le prince dans l'exécutiou de. ce projet.

^' .«Raisonnant: l'autre, jour . très sérieusement avec les Orlow sur ces sujets, ifs sont convenus , l'un et l'autre qu il iie leur serait p^s impossible de regfagnet la. faveur de l'impératrice"; mais ils ajx)utaient que son eâractère est si différent de ce qu'ail était autrefois,

3u'ils ne pourraient jamais être sÙr& de se maintenir s»,n8' Siss bonnes .gr4(Ces,^ et qu'une démarche die cette nafuiré.leui* «attirerait nécessairement l'inimitié du grand .'diiOv^acveè qui il était très importaiit qu'ils restassent en .bons -teruies, car lis ' pré v(>y aient que l!anxiété d'esprit de ritiapérairice, ^'et la vie in-êgulière qu'elle, mené, alirégeraient'ses jaurâ et mettraient un^ fin prématurée *• sôtf existence.; qu-en conséquence ils allaient se. rendre à 'Moscou, où ils ge proposaient de, vivre dans la plus grande r^traité^ prêts toùtefdii^ à en sortir si Fin^pétatrice avait besoin d'eux., ca?^qudq^e changé^ quelle. . fût. à , leur,. égard, iis ne pouvaient pas oublier ce qu'ils lui devaient, y) - ^ ' •

' Les choses, en restèrent là; pour le moment,^ Kor-

sakow demeurant titulaire de la place de favori, taridîs-

• qu'un autre en remplissait les fonctions. I^lusieurs mois

s écoulèrent de! la sorte sans amener ancun changement

apparient. On peut néanmoins, soupçonixer/ sans faire . . •' ' ' ' * ^ ' ^ ' ' ■ • ^ •' • • ' «

injure 4. Catherine, que dans cet intervalle plusieurs .in-,

dividus Turent suceessiveoient, et pcvi^étre. même simnt-

tanément^ admis à rbônneur de sies boniies grâcéa. Mais

il s0mble qa?an poiùmerce secret ne lui .suffisait pas;' et -

en attendant qu'elle ea rencontrât un dans lô nom|)re'

qui la satisfît de tout point, elle gardait KorsakoW. M^'

Harri^,' devenu, sir James Hairis depuis le. mois dè'marjs -

précédent, écrivait lé 18 août 1779: ^

«il n'y a' rieii de nouveau dans Tinté rieur de la cour. On s'attend, tous les , jours à vqir un certaiu Stiaiu)w succéder à Korsakow en qualité de. fs^tori en. titre. Cest un événe^ient . qui n' iijtéréssé . que Tun et'^ % r^tritre. ToTis deux -$ont des, créatures de Potcmkin, et : le cbangement 'ne* servira . qu'à àugp^nte^r son autorité et son mfluêiice, sans affecterlemoîns^' du monde les.; affaires- publi(5[uea. Stianow est un officier subalterne .

comme Fêtait Korsakow. »

Et encore le 20 septembre suivaut: '

« II. ne se passe en ce moment rien d^ bien im*^ portant dads Finténeur du palais. Le faviori qui devaity ' disait-on, perdre si tôt sajplace, la ^rde enôope o^tem siblement; et, quoique le t>ruit public lui donne chaque, jour un nouveau sctoeessëur, je suis porté à croii^eique sa Majesté impériale, n'aime pas à doliuer chaque année un nouveau, sujet de eonvers'atîon an public:' Le* crédit Am agents 'subalternes continue, à êjire dans un état' dé âtictuation, mais' cela n'affecte &j\ rien la conduite gé-, nérale de la cour, qui est entièrement dirigée. par le prince Pot emkin ; pour lui, il conserve la< premtèri^ place dans la confiance et Festime de sa souvèraine^^ Il subissait autrefois . t'influence de sa ' seconde nièce, mai» depuis qu'elle a été mariée au prince Galitsyn, Faînée, . AleXatidra Çngelliardt , semble avoir pris sur lui un empire encore plus grand.. C'est une jeune femnie très agréable^ qui a de l'esprit 'et une altitudesingulière . à conduire, une intrigué de' cour j et elle» a une très juste idée de la valeur des présents. Elle a déjà réussi à perdre la comtesse 'firuce ' dans la b'ontie opinion que l'impératrice avait d'elle, et si son QQclè .

ne change pas dé i^entiineiit» à son. égard, elle devien-. drà'probal>Ièment sa confidente.,» , " . '

Catherine sortit enfin de .ses irrésolutions. M.

• -Harris annonçait têt. important événement dans sa dé-

V pêche, dift 22 octobre 1779^:, ;

«Kprsâkow a'toçn sa «démission de la bouche même

'de l'impératrice hier matin ;^ set quelques heures .'.après .

, le général Betzkoy fut chargé de lui faire part- de Fin-

' tention de Timpératrice de pourvoir magnifiquen^ent à

'sa fortune, ûiais qu'elle désirait (juil voyageât ou qu'il

• . se, mariât. Son succçsseùr se. nomme I^nskoy ; il est

• .originaire de la province de Smolençt ; il" était ' cbe va- ' lier r' garde, et depuis Ie.voyage.de l'impératrice à Péïterhof, il ; était devenu l'objet des attentions de sa Mav

';^ jesté iippériale.- Potémkin, qui àv-ait une autre pér-

• 'sonné etï vi^e, a réassi à^, retarder jusqu'ici sa liomin^,tion; métis il s'est décidé à y consentir en recevant lé jour: anniversaire de ga naissance un présent de 900,000 roubles,^ tant en terres .qu'en argent^ Lanskoy est. jeune, bien fait, et, djtt^on, dé boçiie compo«itioi^. Il a une.

.nombreuse famille, des frères' et des cousins," que nous veTrons^la phipàrt faire ici leur apparition. Cet* évéhençment a accru le pouvoir de Patemkiw, que rien ne pourra ébranler, ^ n^oips que, ce q.ue j'ai' peiile à croire, il n'épouse sa «îèce Alexàndra ' Engelhardt, »

Oe nouvel amour absorba pendant 'quelque .temps

Catherine , car ellp .. se prit d'une vive affection pour

L^nskoy. Ainsi, par exemple, Tambassadeur d'Angleterre,

.écrivait le 2,6 février 1780: • • '

« Le prince Potemkin . m-a dit : Vous avez choisi un mauvais moment. Le nouveau favori est dangereusement-malade. La cause de sa maladie et Tinipertitude de son rétablissement ont si cojnplétement bouleversé J'impératrice qu'elfe est incapable de penser ài autre chose J et toutes ses, idées d'ambition, de gloire, de

dignité sont ' absorbées p^* cette nniqfae passion. ËHe est énervée, au point qu'elle «e relîisré" à tout "cê .qui. ■« seulement Tapparencé d'effort où d'acliyité. » -

.. ÎV.

, C'est dans cette même année 1780 que CatherjÈe reçût

la visite de soriî.^ allié IVmperetir Joseph. IL, Elle -iaila. .

à sa rencontre jusq.u'à Mohilo^/ surla frontière de èion

etnpire^ et l'amena avetî elle à Pétersbourg/ où il -fit

un assez lopg séjour. Une .çarpille dénjarclîe de. l'eiù-

pereur avait une grande importance- politique, çàr il éii •

pouvait résulter' une plùs^éttoitè Uhioh efttre là Russie

et le 'cabinet de. Vienne. Aussi le^ oorps diplomatique."

de PétersIbouTg surveillait- ii avec beaucoup d'attention

les moindres circoiiistan^ès • dés r.elàtîôns. de ces deux

grands potentats. Sir James Harris* écrivait le 14

juillet 1780: . ' " . . r . ■

. «'L'empereur occupe' tbutes lés penjséèé de rûnperatjrice, . 8a conduite a été sage, pleine de dignité, jSt* aimable,' et il laissera derrière lui une imprei^sicm qui ^ ne sera pas aisément effacée. ». - •

Et encore le, 25 juillet: ^ • ' .

« L'empereur ' est parti, de Péterhof mert^edi. H a dojinë. pour toujours un bien rude coup^ à .l'influence du roi de Prusse , si profond qpe je :. doute qu'il s'eû relève; - •.••'... . ■ /*

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