IV AVANT PROPOS
autorisé par le possesseur de ces intéressants documents, en a publié quelques extraits.
Qu'il me soit permis d'exprimer ma reconnaissance à M. de F..., possesseur actuel du manoir de Monnaz, pour la hante faveur qu'il a bien voulu m'accorder en m'ouvrant à mon tour si généreusement ses archives.
Son obligeance m'a tout d'abord mis à même d'élucider quelques points obscurs dans l'histoire de ses aïeux de Russie, puis d'offrir au lecteur les Mémoires du comte Fédor Golovkme, précédés d'un abrégé de l'histoire de cette famille.
Pour mener à bonne fin la tâche entreprise, j'ai eu le bonheur de m'adresser à un conseiller aussi sûr que fidèle : M. le professeur Léonce Pingaud, de Besançon. Grâce à son amabilité inépuisable, j'ai pu joindre des matériaux importants à ceux déjà réunis à Monnaz.
La collaboration de M. Fondet de Montussaint ne m'a pas été moins précieuse. C'est à ses obligeantes recherches dans les archives d'Etat à Moscou que je dois de curieuses dépêches, dont l'étrangeté même éclairera le lecteur sur les allures peu banales du diplomate Golovkine.
Enfin je remplis un devoir agréable en remerciant M. le professeur F. -A. Forel, à Morges. Les documents qu'il a bien voulu mettre à ma disposition, de même que ceux dont M. l'Emile du Plessis à Lausanne
AVANT-PROPOS v
m'a fait part avec la plus charmante obligeance, ont contribué à faciliter ma tâche.
Un mot au sujet des portraits. Les originaux de ceux du comte Fédor et du comte George Golovkine se trouvent à Monnaz. La silhouette de Catherine II, découpée par Stanislas-Auguste, roi de Pologne, est empruntée à l'album de l'auteur des Mémoires de même que le portrait de Mme Narichkine, jadis si célèbre par les faveurs que lui prodigua son impérial amant.
Ce petit volume renferme des souvenirs souvent fort curieux, parmi lesquels la figure caractéristique du prince Patiomkine occupe la première place. Ce dessin fort réussi est l'œuvre de la comtesse Golovine, née Galitzine, auteur d'intéressants Mémoires et douée d un talent remarquable pour le portrait. Elle passa en 1790 quelques mois à Jassy, quartier général du prince Patiomkine. Elle l'y vit entouré d'une cour brillante, prodiguant ses soins à la « belle Fanariote », Mme de Witt. « Le prince se parait habituellement d un caftan garni de zibeline ; » c'est ainsi qu'elle le décrit dans ses Mémoires, et c'est ainsi qu'elle nous le présente dans son portrait.
LES GOLOVKINE
llNTRODUCTION HISTORIQUE
LES GOLOYKINE