‹ La cour galante de Charles II [microform], d'après les documents d'archives et les mémoiresChapitre 4 sur 22 · LA COI'I GALANTE DF CHARLES II · texte numérisé non relu

LA COI'I GALANTE DF CHARLES II

rent«At très afYtfctueustfment. Puis, nous baisâmes la main du duc d'York, celle de la princesse royale. Sa a Taapect sérieux. Sa cour composée de grands «»l vraiment splendide. Tous les Anglais sont LuA d*hiibits somptueux. » Kvidemment Seurgean,

qu'il «erait payé, avait bien fait les choses. Cinq jours plu» tard, les ducs vinrent visiter la flotte, t Le duc 4*1 #rk, r^tconte Hep\-s, portait un costume orné de jaune, 1« duc de Ciloucester était vêtu de rouge et de gris. MilordiK alla en bateau a leur rencontre; le capitaine, ia«.»i et d'autres personnes, nous nous tinmes à la coupée. liât i|u'iU eurent mis le pied à bord, tous les vaisseaux de la flotte les saluèrent de coups de canon. Les princes firent riBifiiirliKMi du nôtre et se montrèrent très satisfaits. Je les

tous d'élégants cavaliers. Après ceci, abrités par une

sur le gaillard d'avant, le duc d'York, Milord, M. Covcntry et moi, passâmes là à désigner pour chaque «avinr son service pour le retour en Angleterre. Au diner, ks âmix ducs se placèrent au haut bout de la table ayant à kiars C4^tés milord Opden et milord Sandwich. Chaque fois que Ton buvait à la santé du roi ou à celle du duc, on entendait deux décharges. Fendant le repas des ducs, le )oueur de harpe du capitaine Sparling fit une excellente musique Milord et les ducs s'embarquèrent et je les suivis 4aas une barque en compagnie du vice-amiral et du contreamiraL lU retournèrent à terre sur le bateau hollandais qui les avait amenés et je réussis à trouver une place avec mtÊL Arri\'é au rivage, Milord prit congé d'eux et revint •ur son bateau, accompagné de M. le général Pen et moi. Il paraissait enchanté de sa journée. Lorsque nous revinmes a bord, Milord, à la nouvelle de la présence du roi sur le riii^c, fit décharger tous ses canons deux fois, l'un après fanire, et toute la flotte suivit son exemple, ce qui produisit

vij i*ep«i> d^si^^rie toujours aiti«i Lord Montaig^ue, comte de Sand* wicë. 4uttt il eUit le petit parent et en quelque sorte l'intendant. Muiitatjfue avait fait sa furtuua, en le plaçant parmi les commis de U

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LA RESTAURATION

un désordre général d'un effet indescriptible. Je voulais témoigner par moi-même de mon enthousiasme et, en mettant le feu à un canon placé en face de ma cabine, je manquai perdre Pœil droit. C'est la première fois, depuis le changement de choses, que le roi est salué par ses vaisseaux. Les détonations retentirent toute la journée. » Le lendemain, le roi vint à bord. « Dans la matinée, raconte Pepys, nous reçûmes beaucoup de gens de la suite du roi. Milord, M. Crewe et d'autres allèrent à terre, à la rencontre du roi, et Ton me raconta que lorsque sir R. Stayner amena ce prince dans le bateau, celui-ci, qui voyait Milord pour la première fois, l'embrassa très affectueusement. Le roi, les deux ducs, la reine de Bohême, la princesse royale et le prince d'Orange montèrent à bord. Je ne baisai que la main du roi, celle de la reine et de la princesse, m'étant déjà acquitté de ce devoir envers les autres princes. Beaucoup de décharges dans la journée, dans un désordre calculé, qui produisirent un fort bon effet. Grand nombre de visiteurs de la plus haute distinction, des lords, des gentilshommes, etc., etc. Le dîner fut servi en grand apparat pour la famille royale dans la Chambre du Conseil. Après le repas, le roi et le duc changèrent le nom de plusieurs vaisseaux. Le Naseby s'appellera le Charles, le Richard le James, le Speaker le Mary, le Dunbar qui n'est pas encore avec nous le Henry, le Wynsly le Happy Return, le Wackefield le Richmond, le Lambert la Henriette, le Cheriton le Speedwell, le Bradford le Success. Ceci fait, la reine, la princesse royale et le prince d'Orange prirent congé du roi et le duc d'York passa à bord du London, le duc de Glouccster à bord du Swiftsure; nous levâmes l'ancre par un temps superbe et, poussés par un bon vent, nous voguâmes vers l'Angleterre. »

En débarquant à Douvres, au milieu de l'enthousiasme général, Charles eut un bon mot. « En vérité, si je ne suis pas revenu plus tôt, c'est évidemment ma faute, car je ne trouve personne en Angleterre qui ne m'assure qu'elle a

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