‹ La couronne des joursChapitre 10 sur 22 · ATHÈNES · texte numérisé non relu

ATHÈNES

A M. Jean Moria».

toi que ceint la fleur du laurier-rose, AthèDes, Te voici donc, blanche et dressée en plein azur, Et tant de souvenirs accablants de tes murs Jaillissent à la Fois qu'il faut reprendre haleine)

Toi qui 6s la Sagesse à la mesure humaine.

Sachant que le Sourire est l'attrait le plus sûr, Inspire mes pensers, rends mon âme sereine.

Garde surtout mes vers de tout mélange impur!

.df/Googlc

L& COVnONNI D

Le noir cjprès contraste, au milieu des p ortiques, Avec l'olivier pâle. Au loin, le Pentélique, L'Hymette et le Parnasse encadrent l'horizon.

Tu n'es pas morte 1 On sent vivre tes dieux de pierre Et, nu sous le laurier, c'est toujours Apollon Qui, d'un bras frémissant, te lance la lumière.

..jf/Googlc

A M. Robert Sckffftr.

O doice Rapoli, b suoi b«iilo Oye Mrridere toile ilcreata Tu ici l'impero dcU'amiODia t Chanton napolitaine.

Sitdt qu'au Firmament une étoile s'allume, Naple, avec ses jardins en pente et ses villas, S'emplit d'un bruit de tarenlelles et d'éclats De mandoline et le Vésuve, au lointain. Fume.

Le quartier où je suis demeure tadturne ; Ton fantdme, ô Virgile ! y voltige et voilà SannazBT accoudé I Le Tasse j porte l'Urne, Et io. Génie y haise au front Graziella.

.df/Googlc

Une caresse rôde. En sa niche vermeille, Au pied de la Madone une lumière veille.

La dent miroite et l'œil jette un humide éclair.

Cependant qu'une voix criant l'émoi des choses,

Passionnée, éclate el voyag« à travers

La nuit bleue où défaille une senteur de roses.

.df/Googlc

A M. Félix Fiiiéon.

■X écoulé l'oodine astucieute .

Fausse Athène exilée au milieu des sapins,

Ta Doit emporte et mêle, au fracas des musiques,

Les viergies de Franz Stuck aux flottantes tuniques, Le Satyre et les dieux chaussés do brodequins.

L'Astre des Wittelsbach, la Lune, au disque plein, Répand son philtre et fait paraître véridiques. Aux versants hérissés, les faux donjons g\>thiques, Ta colonnade et ton Versaille en carton peint.

.df/Googlc

On sent que ce coin sombre avait pris l'habitude

D'uo roi tenace à conquérir la Solitude ;

Un cygne blanc y vibre aux sons loiutains du cor,

Tandis qu'à la taverne, au bruit des chopes pleines. Les bourgeois satisfaits, sous leurs besicles d'or, Font du brouillard avec leur pipe en porcelaine.

.df/Googlc

A M. Lion Riotor.

Au ciel froid de novembre une aube paie a lui;

Une laalerue brûle encore à la barrière,

Et la triste banlieue étale, avec ennui.

Sa roule détrempée où courent les ornières.

ija bise a dévasté le petit Cimetière, Le chrysanthème ajoute une amertume au buis.

Le fossoyeur avec sa pelle fait son bruit.

Sous la pluie, Orient I je songe à ta lumière !

.df/Googlc

Mes pensers, autrefois fougueux adolescents Qu'enivrait ton azur, 6 Méditerranée, Languissent, attaqués jusqu'à l'Ame et je sens,

Tandis que les tambours s'exercent près du fort, Pénétrer dans mes os, d'une pointe obstinée, Ton Acre humidité. Terre où dorment les morts.

Cimetière do graad HoQtroiige.

Digiiir^df/Googlc

Page 1