NOCTURNE
A M. Jalf Renard.
L'effort de se BarrÏTre ea l'œ
.... Porte comme luie croix son lourd désir de gloii
L'une après l'une, Là-bas, sans Sn, Courent les dunes De sable fin.
De la terrasse Haute, en plein air, La vue embrasse Toute la mer.
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Le mer sonore Qui, par moments, Tire au phosphore Un flamboiement.
L'ombre frissonne D'âpres clartés ; Rien ni personne A mes côtés.
Rien que l'espace Et que la Nuit, Où le vent passe, Où l'eau bruit.
Jeux d'hippodrome,
Montmartre, dAme Que je connais |
Lueurs tranquilles.
Boulevards, coin Du Vaudeville, Voua êtes loin !
Le vent fait rage, Je ne sais quoi D'un peu aauvag'e S'éveille en moi.
L'heure est tragique.
Un vœu puissant Fait, héroïque, Bouillir mou sang!
Sous votre armure, Que n'ai-je, 6 preux.
Mon aventure Inscrite aux deux !
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Au poiag ma lame Veut flsmbojer.
Je me sens l'âme D'un justicier.
Ahl qu'un beau peste, Au temps futur, Me manifeste Epris d'azur t
Un geste épique, Que l'on pourra Mettre en musique, A l'Opérai...
Je voudrais rire.
Mais la douleur Au fond déchire Mon pauvre cœur.
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Dieux! je voiis nie, Qai tolérez Que le Géuie Reste ignoré 1
Mer qui, ce soir.
Cours bondissante Soua le ciel noir.
Echevelée, Je veux épars.
Dans ta mUée, Y prendre part.
A ton écume J'ai déjà pris Cette amertume De mon esprit.
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Je me soulag'e Aux longs abois Que rend la plag«, Et lu me vois
Plein de furie Et de sanglots.
Qui lutte et crie Avec tes flots !
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LA lEfrENDE BLEUE
J'aimais les peintures idiotes, dessus de portes, décors, toiles de saitimbanques, enseigneSi enluminures populaira, la littérature démodée, latin d'église, livres erotiques sans orthographe, romans de nos aïeules, contea de fées, petits livres de l'enfance, opéras vieuT, refrains niais, rythmes naïfs,..
Un enfant cbanta, sans doute seul et s'enaujaDt, mais, dans as voix tremblante qu'il modntail, toute la sagesse de l'heure soleilleuse s'attardait sanii éclata et sans brusqueries.
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MUSIQUES A M. Gatlane Maagel.
Le Pré-aux-CIercs verdoie en mille et mille arceaux ; Fra Diavolo s'y mâle aux g«ns de bonne mine, Carmea froisse une Qeur, Manon trdne en berline, Jeannette fait un bruit d'aig;uUle et de ciseaux.
On boita l'ombre; on danse aux sons du chalumeau. Le moulin bat. La broche tourne à la cuisine. Le bruit se répercute, aux collines voisines, Des coups de fouet du postillon de Longjumeau.
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* CODAOKNi: DBS Ji
Beltly laisse Daniel se morfoDdre à son aise.
(Il n'est bon amoureux que des g'ârdes françaises.)
L'écho répète: « Ab! quel plaisir d'être soldat! »
Durant que Zéphoris, étendu sur la grève, Pauvre diable, repose et voit lui rire en rêve Celle qu'il aime, la princesse Néméa.
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LA. LÉOEnDB BLEUI
Un œillet tricolore à aon petit chapeau, Du dairoD de sa voix Marie emplit l'espace ; Plan I Rataplao I Salut à la France, au Drapeau, Voici leré^mentdes grenadiers qui passe.
MarctoDs sans bmit, enveloppés de nos manteaux. Dans l'ombre où gronde un ronflement de contre-basse. Hajdée, k Venise, étincelle de grâce.
Et sa lumière emplit ton âme, à Donato I
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* COUnONNI DIR Jl
Qu'il danse au bal masqué ou prie k la chapelle, Horace est poursuivi par l'image d'An^^èle, Toujours devant ses yeux flotte un domino noir.
D'aspirer l'univers Galathée étourdie Tourbillonne avec l'or de sa coupe brandie, Et, née avec le jour, expire avec le soir.
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La chèvre de Friquet broute le serpolet.
Le dragon Bel-Ami entonne un air à boire,
Dame Thibaut l'admire & travers le volet.
Un coucou chante, et c'est toujours la même histoire.
Lakmé s'offre au Destin, victime expiatoire.
ma mie attristée, un bruit de flageolet.
Comme autrefois Mignon, te remet en mémoire La rive ensoleillée où l'oranger se [daJt I
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Pour le voyage en Chine une voile appareille. Le cœur de Vincent vole au devant de Mireille. La fille du Caïd aime un tambour major.
Voix du MouIin-JoIi, par force, il faut vous taire, Vous qui chantez a Rien n'est si beau qu'un militairel » Florine est renseignée, elle épouse Liador.
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Chantez le vin, le jeu, l'amour elle labac.
Refrains où notre esprit lésfer trouve sa pente. Vous flattez des Français la manie innocente, En accordant la lyre aux choses du bivouac.
Lorsque la rue était encore frémissante D'un bruit guerrier de barricade et de combats, Scribe ! ta manière enfantine et plaisante Sut tenir attentif un peuple de soldats !
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Flonaons, nés des débris Fumaats de t'Epopée, Nos aïeules par vous avaient l'âme occupée.
Vous fdtes la rencoatre et le lien des amants,
Et d'avoir animé tant de lèvres Qeuries Autrefois, et noyé tant de re^^i^ards charmants, Votis en restez marqués d'une pointe attendrie.
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