CHANT TYROLIEN
Je laisse aux hommes des villes Leur pauvre vie agitée, Et je godle aux moats tranquilles Ton ivresse, 6 Liberté !
Avec l'aig'le, sous mes toiles, Je partag'e les sommets.
Et je n'ai que les étoiles Au-dçssus de mon bonnet.
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La chasse est ma seule étude.
Je fais l'amour à loisir; Une large quiétude Epure tous mes plaisirs.
Un sang fier court dans mes veines, Je n'admets ni dieu ni roi.
J'ai brisé toutes les chaînes.
Mon caprice fait ma loi,
Et, contre l'assaut des bêles Et le gendarme ennemi, Une balle est toujours prête Au canon de mon fusil.
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s L'Amour, criai-Je, m'agite, B J'en sais tout l'enivremeat I »
— « Eh I bien, dît sa bouche en fuite, » Sachez^n donc le tourment ! »
LA LioSHDE aLSUB
Tant d'une gauclif maÎD la Parque ourdit ma viel
ROnSlAD.
Je ne sais plus ai je veille où je rêve, Est-ce la Nuit qui tombe ou ses cheveux?
Est>ce la Lune ou son front qui se lève?
Est-ce une fleur qui s'entrouvre ou ses yeux ?
Elle m'affole et je suis sa conquête, Mais elle est sag^ et rebelle au baiser, Et mon ardeur iniite une arbalète Qui ne se tend que pour mieux se briser.
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Elle a réduit tqut mon caura^ en poudre. Et je me traîne, inutile et blessé ; A l'oublier je ne puis me résoudre, Mais à la vaincre il me faut n
Vous qui vo^ez quelle rif^eur me lie,
Et qu'il n'est point d'issue à mes travaux,
Ce feu cruel qui trouble mon repos,
— Que vous en semble? — Est-ce Amour ou Folie?
GHAZEL TURQUE
Tes larmes qui se réveillent Sont toutes blanches, pourquoi ?
— C'est qu'elles suivent la Loi De l'homme ; elles sont si vieilles !
Prenant une autre couleur, Tes larmes jaillissent vertes.
— C'est que le fiel de mon cœur S'échappe à portes ouvertes.
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Maia à présent je les vois Toutes noires qui ruissellent.
— Je n'en ai plus, c'est pourquoi Je répands mes deux prunelles.
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